Un conseil de l'Onu mobilisé sur les crimes en Corée du Nord

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    GENEVE, 24 mars (Reuters) - Le Conseil des droits de l'homme 
des Nations unies a convoqué mercredi un groupe d'experts 
indépendants chargés d'étudier la possibilité de faire juger les 
auteurs de crimes contre l'humanité en Corée du Nord; Pyongyang 
a aussitôt récusé la décision, la qualifiant de politique. 
    Le CDH, composé de 47 membres, a adopté une résolution 
soutenue par l'Union européenne et le Japon condamnant "les 
violations flagrantes, systématiques, largement répandues et en 
vigueur de longue date commises contre les droits de l'homme 
dans la République populaire démocratique de Corée (RPDC)". 
    Au nombre des crimes, le Conseil des droits de l'homme 
dénombre des "actes d'extermination, meurtres, esclavage, 
torture, emprisonnement, viol et d'autres formes de grave 
violence sexuelle, ainsi que des persécutions politiques, 
religieuses, et sexuelles dans les camps de prisonniers 
politiques et les prisons ordinaires". 
    Le conseil a également appelé Pyongyang à fermer "tous les 
camps de prisonniers politiques" et à libérer les dissidents 
ainsi que les étrangers retenus prisonniers. 
    Les délégations russes et chinoises, plus proches alliés du 
régime, n'ont pas pris part à la décision tandis que la 
délégation nord-coréenne boycottait les débats. 
    "Nous rejetons totalement la 'résolution' anti-RPDC dans la 
mesure où elle représente une manifestation extrême de 
politisation, de sélectivité et d'une démarche 'deux poids, deux 
mesures'", a dit la mission diplomatique de Pyongyang à Genève 
dans une déclaration à Reuters. 
 
 (Stephanie Nebehay; Julie Carriat pour le service français, 
édité par Henri-Pierre André) 
 
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