Un club des «socialistes affligés» contre la politique de Hollande

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Un club des «socialistes affligés» contre la politique de Hollande
Un club des «socialistes affligés» contre la politique de Hollande

L'initiative risque de faire grincer des dents rue de Solférino. Ce lundi, Liêm Hoang­Ngoc eurodéputé socialiste a annoncé le lancement du «club des socialistes affligés», un nouveau courant qui dénonce la politique économique du gouvernement et s'inscrit dans la foulée de la fronde des parlementaires PS, dont 41 s'étaient abstenus lors du vote du plan d'économies à l'Assemblée le 29 avril dernier.

Dans un manifeste co-signé par Liêm Hoang-Ngoc, membre du bureau national du parti, et Philippe Marlière professeur de sciences politiques à l'University College London, ancien membre du PS, ces socialistes dénoncent le «tournant de la rigueur», qui se «matérialise par un plan d'austérité de 50 milliards au détriment de la croissance, de l'emploi, de la protection sociale, des services publics et du pouvoir d'achat.»

«Socialistes et sociaux-démocrates, nous sommes affligés par l'orientation politique du gouvernement actuel» écrivent-ils dans ce texte publié dimanche par Mediapart. «Nous l'estimons néfaste et démobilisatrice pour les électeurs de gauche qui avaient nettement indiqué vouloir rompre avec le sarkozysme en 2012. Ce choix fragilise le PS et la gauche dans son ensemble», poursuivent-ils.

«Mettre les pieds dans le plat»

Liêm Hoang-Ngoc, proche de l'aile gauche du PS, explique ce lundi au Monde vouloir «prolonger le débat parlementaire et mettre les pieds dans le plat de la contestation de la politique de l'offre» et regrette que le «choix politique fait par François Hollande d'une troisième voie à la française n'ait jamais été débattu dans aucune instance du PS».

Cet eurodéputé sortant, qui n'a pas été réinvesti par son parti, avait manifesté le 12 avril dernier contre l'austérité,  à côté de Jean-Luc Mélenchon, le leader du Front de gauche. «Hollande s'est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n'a pas été discuté» assurait-il alors.

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