Un cheminot indemnisé pour avoir dû enterrer un collègue

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Pascal Prou attaquait la SNCF parce que l'un de ses supérieurs l'avait contraint à enterrer en secret des restes du corps d'un collègue percuté par un TGV.

C'est une sordide histoire qui a trouvé sa conclusion mardi matin devant le tribunal des Prud'hommes de Paris. Pascal Prou, cheminot, a signé un accord de conciliation avec la SNCF. Aujourd'hui âgé de 46 ans, il attaquait son employeur pour «atteinte au contrat de travail», quatorze ans après avoir été forcé par un supérieur d'enterrer les restes d'un collègue décédé dans un accident survenu sur les voies. Il n'aura en effet pas été dur d'établir qu'enterrer un corps, quelles que soient les circonstances, ne faisait pas partie des attributions d'un cheminot.

Selon RTL, les deux parties se sont mises d'accord pour une indemnisation à hauteur de 45.000 euros. Une somme que Pascal Prou ne conservera pas dans son intégralité. Le cheminot a en effet décidé de faire don d'une partie de son indemnité à l'orphelinat de la SNCF.

Une histoire démarrée il y a quatorze ans

C'est en 1997 que l'affaire commence pour Pascal Prou. Son collègue et supérieur au sein de la brig

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