Un chef d'AQMI tué par les forces françaises au Mali

le , mis à jour à 15:38
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(Actualisé avec précisions) PARIS, 7 juillet (Reuters) - Ali Ag Wadossene, l'un des responsables opérationnels d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) lié à l'enlèvement du Français Serge Lazarevic, a été tué dimanche par les forces spéciales françaises, a annoncé mardi l'état-major des armées. "Deux terroristes" ont été capturés et deux militaires français ont été blessés lors des combats qui se sont déroulés dans la région de Kidal, indique-t-il dans un communiqué. Les deux soldats, dont le pronostic vital n'est pas engagé, seront "très prochainement" évacués vers la France. Ali Ag Wadossene, soupçonné d'être l'un des instigateurs de l'enlèvement de Serge Lazarevic en 2011, avait été relâché en décembre dernier avec plusieurs autres djihadistes par les autorités maliennes en échange de la libération de l'otage français. L'armée française est intervenue au Mali en janvier 2013 pour chasser des groupes djihadistes armés qui menaçaient la capitale Bamako. Deux ans et demi après, elle reste présente dans le pays via son opération antiterroriste Barkhane qui mobilise plus de 3.000 hommes dans la région sahélo-saharienne engagés dans la traque des djihadistes. En mai, l'armée française a annoncé avoir tué quatre "terroristes" dont deux des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine, dans le nord du Mali. Parmi eux figure Amada Ag Hama, dit "Abdelkrim le Touareg", lié à l'enlèvement et au meurtre de deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, à Kidal, en 2013. En décembre dernier, un dirigeant du groupe djihadiste al Mourabitoun, Ahmed el Tilemsi, avait également été tué par les forces françaises lors d'une opération dans la région de Gao, dans le nord du Mali. L'opération menée dimanche "déstabilise la chaîne de commandement d'une katiba d'AQMI" et porte à nouveau un coup dur aux groupes armés terroristes au Sahel", estime l'armée française. Le chef du groupe djihadiste Al Mourabitoune, Mokhtar Belmokhtar, cerveau de l'attaque du site d'In Amenas en Algérie en janvier 2013, est quant à lui considéré comme le djihadiste le plus recherché à l'heure actuelle dans le Sahel. Les informations faisant état de sa mort dans une frappe de drone américain en Libye ont été démenties par Aqmi mi-juin. (Chine Labbé et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • M940878 le mardi 7 juil 2015 à 15:30

    IL EN RESTE DES MILLIONS