Un chef cuisinier de Fukushima à l'Elysée

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Un chef cuisinier de Fukushima à l'Elysée
Un chef cuisinier de Fukushima à l'Elysée

ll offre des petites étoiles en papier à ses interlocuteurs, sourit tout le temps et salue à la mode japonaise, le buste légèrement incliné vers l'avant. Dans les cuisines de l'Elysée où l'on s'affaire pour préparer le déjeuner du jour dans une symphonie de casseroles et de cuivres, impossible de ne pas remarquer la présence du petit nouveau : Harutomo Hagi, 37 ans, cheveux courts et visage rond. Le jeune chef fait partie intégrante de la brigade de 20 personnes qui travaille quotidiennement au palais sous la direction de l'infatigable Bernard Vaussion, quarante ans de maison. Mais il ne restera pas longtemps. Une quinzaine de jours seulement, avant de rentrer chez lui? à Fukushima. Car tout l'intérêt de son court séjour à Paris réside là. « Il vient avant tout pour faire passer un message positif sur sa ville et sa région, explique Gilles Bragard, secrétaire général du Club des chefs des chefs (l'association des cuisiniers des présidents) qui est à l'origine de cette visite. Fukushima souffre terriblement de sa réputation après l'accident nucléaire de la centrale en 2011. Cela pénalise l'économie de cette partie du Japon, très agricole, alors que le périmètre contaminé est en réalité extrêmement restreint. »

Des sushis au saumon pour le président

D'ailleurs, Harutomo Hagi n'est pas venu les mains vides à l'Elysée. Après accord des autorités sanitaires européennes et du ministère de l'Agriculture français, il a apporté avec lui des produits de Fukushima : du chapon fumé, façon poulet de Bresse, des condiments, du soja, du riz spécial joliment baptisé graine du ciel. Il compte les cuisiner et les faire goûter au président de la République à qui il a été officiellement présenté lundi soir. « Je lui préparerai également des sushis au saumon et aux algues, précise le chef japonais qui possède un restaurant dans la localité d'Iwaki, à 50 km de la centrale. Moi aussi, ...

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