Un cas de vache folle confirmé en France par le gouvernement

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    * La France pourrait perdre son statut "risque négligeable" 
    * Pas de conséquence pour la consommation, dit le ministère 
 
 (Avec précisions) 
    PARIS, 24 mars (Reuters) - Le ministère de l'Agriculture a 
confirmé jeudi un cas de maladie de la vache folle dans un 
élevage des Ardennes, ce qui pourrait modifier le statut de la 
France, au regard de cette maladie, auprès de l'Organisation 
mondiale de la santé animale (OIE). 
    "La suspicion de cas d'encéphalopathie spongiforme bovine 
(ESB) détecté chez une vache de cinq ans décédée prématurément 
dans un élevage des Ardennes a été confirmée le 23 mars par le 
laboratoire de référence de l'Union européenne (LRUE)", écrit le 
ministère dans un communiqué. 
    "Ce cas isolé a été notifié ce jour à la Commission 
européenne et à l'Organisation mondiale de la santé animale 
(OIE)", ajoute-t-il, tout en assurant que cela n'aura "aucune 
conséquence pour le consommateur". 
    En revanche, le statut de la France au regard de l'ESB 
auprès de l'OIE "sera modifié", précise le ministère sur son 
site internet. "Selon les pays, les conditions d'exportation des 
bovins français peuvent être modifiées." 
    Cela signifie notamment que la liste des parties d'animaux 
nés et élevés en France écartées de la consommation humaine et 
directement envoyées à l'incinération sera étendue. 
    La France avait retrouvé en 2015 le statut le plus sûr au 
regard de l'ESB, celui de "risque négligeable", après avoir 
démontré que le dernier animal élevé en France et infecté était 
né plus de 11 ans auparavant. 
    Plusieurs pays, dont l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, le 
Viêtnam et Singapour avaient levé leur embargo à l'encontre du 
boeuf français à la suite de cette décision de l'OIE.  
     
    UNE POIGNÉE DE CAS 
    Selon une porte-parole de l'OIE, l'étude du dossier de la 
France par la Commission Scientifique de l'organisation est en 
cours, "afin de déterminer l'impact de ce cas" sur son statut. 
La commission devrait être rendre sa décision sous huitaine. 
    En France, tous les bovins âgés de plus de 48 mois passant 
par l'équarissage sont systématiquement testés dans le cadre 
d'une surveillance épidémiologique nationale.  
    Cela a été le cas, signalé mardi, pour l'animal malade des 
Ardennes, dans l'est de la France, une vache de race Salers 
abattue sur l'exploitation à laquelle elle appartenait. 
    Le directeur général de l'alimentation réunira vendredi le 
Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale 
et végétale (CNOPSAV) afin de présenter les "mesures de gestion 
à mettre en oeuvre", précise le communiqué du ministère. 
    Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, demandera à 
la Commission européenne de saisir l'Autorité européenne de 
sécurité des aliments (EFSA) "pour mieux comprendre l'origine et 
la cause de ces cas isolés chez des bovins jeunes", ajoute-t-il. 
    Selon l'OIE, le nombre de cas d'ESB dans le monde est tombé 
de 1.957 en 2000 à six en 2015, dont quatre dans l'UE. 
    "Les dispositifs de gestion du risque et de surveillance mis 
en place au début des années 2000 ont fait preuve de leur 
efficacité étant donné la diminution drastique des cas", 
souligne la porte-parole de l'organisation. 
 
 (Emmanuel Jarry et Sybille de La Hamaide, édité par Sophie 
Louet) 
 
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