Un camp militaire tchadien attaqué par deux kamikazes

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(acrualisé a) N'DJAMENA, 26 août (Reuters) - Deux kamikazes ont actionné leurs charges et péri à l'entrée d'un camp de l'armée tchadienne, dans la région du lac Tchad, a-t-on appris auprès des services de sécurité, selon lesquels l'attaque serait l'oeuvre d'islamistes de Boko Haram. "Les deux kamikazes ont tenté de pénétrer à l'intérieur du camp mais ont été repoussés par la sentinelle, et ils ont fait exploser leurs charges à l'entrée", a expliqué un officier de la base de Kaiga Ngouboua. Un complice présumé des deux kamikazes a été arrêté, et il n'y a pas d'autres victimes que les auteurs de l'attentat, a-t-il ajouté. La capitale tchadienne, N'Djamena, a connu en juin et juillet une série d'attaques meurtrières lancées par des membres présumés de Boko Haram, dont le bastion, dans le nord-est du Nigeria, se trouve à moins de 100 km de là. Le procès de dix personnes accusées d'avoir pris part à ces attaques devait s'ouvrir ce mercredi à N'Djamena. Le président tchadien Idriss Déby, dont l'armée aide le Nigeria à lutter contre Boko Haram, a déclaré que l'organisation islamiste pourrait être mise en déroute d'ici la fin de l'année. L'attaque s'est produite alors que dix hommes, dont le chef de file présumé de Boko Haram au Tchad et au Nord-Cameroun, comparaissaient devant une juridiction de N'Djamena pour leur implication dans des attaques meurtrières en juin et en juillet. Ils sont également accusés de conspiration, d'usage d'explosifs, et de trafic de drogue, a déclaré le procureur tchadien Laoumpambe Mahouli Bruno. Rien ne permettait dans l'immédiat de dire si l'attaque de mercredi et l'ouverture de ce procès étaient liées. (Madjiasra Nako; Eric Faye pour le service français)

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