Un budget 2015 fragile

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Confrontée à une croissance et une inflation faibles, la France refuse d'accentuer les économies de dépenses publiques.
Confrontée à une croissance et une inflation faibles, la France refuse d'accentuer les économies de dépenses publiques.

La France s'exonère-t-elle des règles budgétaires européennes ? Avec la présentation du projet de budget 2015 du gouvernement mardi, la discussion avec la Commission européenne et ses partenaires européens va pouvoir s'engager sur des éléments tangibles. Le bras de fer promet d'être intense. À bien des égards, l'exécutif reconnaît qu'il ne fera pas les efforts demandés par ses pairs en juin 2013 pour réduire le déficit. Depuis quelques semaines, on sait que l'Hexagone ne reviendra pas sous la barre fatidique des 3 % en 2015, comme il s'y était engagée après avoir obtenu un délai de deux ans en 2013. Le déficit devrait rester scotché à 4,3 % du PIB fin 2015 à conditions que la croissance prévue, 1 %, soit au rendez-vous, une hypothèse qualifiée "d'optimiste" par le haut Conseil des finances publiques. Mais là n'est même plus le problème. Lorsque la croissance prévue n'est pas au rendez-vous, les règles budgétaires européennes autorisent une révision de la trajectoire. Elles se concentrent alors sur la réduction du déficit structurel, c'est-à-dire indépendant des effets des soubresauts de l'activité économique sur les comptes publics. Mais désormais, la France ne respecte même plus non plus ses objectifs de réduction de déficit structurel. Pour 2015, les partenaires de la France demandaient sa réduction de 0,8 point de PIB. Avec ses 21 milliards de compression des dépenses par rapport à leur hausse naturelle constatée chaque...

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  • fquiroga le jeudi 2 oct 2014 à 07:34

    Et encore 2,5 années à tenir.....(ou plutôt subir).....

  • mipolod le mercredi 1 oct 2014 à 14:35

    Incapables ça on le savait, délinquants hélas c'est simplement une confirmation. La sanction se présentera sous la forme d'une hausse des taux obligataires et les classes moyennes seront les premières à trinquer. Les couches populaires quand à elles, seront paupérisées à l'extrême et les plus riches seront partis à l'étranger. Comment a t on pu laisser élire des sous-m.er.des pareilles ?

  • lorant21 le mercredi 1 oct 2014 à 14:23

    C'étaient déjà des incapables.. cela devient des sortes de délinquants..