Un brouillon à vite jeter à la poubelle

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Face à Manchester City, le PSG a livré le pire match de sa saison. Au plus mauvais moment. Mercredi soir, aucun joueur parisien n’a semblé jouer à son niveau réel. Seul motif de satisfaction : les Citizens n’ont pas pour autant paru très redoutables. Si tant est qu’on puisse s’en réjouir.

Il y a dans une carrière des soirs où l’erreur n’est pas permise. Les rendez-vous des grandes compétitions internationales en sont. Heureusement pour le PSG, les matchs à élimination directe de Ligue des Champions se jouent sur un format aller-retour. Et mardi prochain à Manchester, les hommes de Laurent Blanc auront l’occasion de gommer toutes les imperfections du match aller. Une chance, tant le PSG a tout raté mercredi soir au Parc des Princes. Tous en dessous de leur niveau, les Parisiens n’ont même pas su profiter de la faiblesse défensive annoncée et confirmée de Manchester City. Au milieu, Blaise Matuidi n’avait pas laissé souvenir d’une prestation si peu aboutie. Peu de récupérations, énormément de ballons perdus (comme Adrien Rabiot), et une activité physique bien moins impressionnante qu’à l’accoutumée. Derrière lui, Thiago Motta a encore une fois déçu. Ne remplissant pas avec brio son rôle de sentinelle, l’Italien a mis en danger une défense elle aussi défaillante.

Une défense complètement perdue

A commencer par David Luiz. Dans la lignée de ses récentes prestations contre Monaco et Nice en Ligue 1, l’ancien joueur de Chelsea a souffert contre Manchester City. Débordé dès le coup d’envoi par Sergio Agüero, le Brésilien manque de précision et de style dans son intervention ratée sur l’ouverture du score de De Bruyne. De retour dans le groupe pour ce quart de finale aller, Serge Aurier n’a lui aussi pas eu son rendement habituel. Quasiment inoffensif une fois la ligne médiane franchie, l’Ivoirien a aussi déçu défensivement avec cette intervention complètement manquée amenant le deuxième but adverse. Ajoutez à cela la piètre prestation d’Angel Di Maria ou le manque de réalisme de Zlatan Ibrahimovic et il est difficile de sortir des satisfactions individuelles d’une telle prestation d’ensemble.

L’absence de Verratti, encore et encore…

Pourquoi un tel raté ? On se répète, mais les secousses provoquées par l’absence de Marco Verratti se prolongent. Sans son lutin italien, le PSG tousse. La circulation de balle n’en est que ralentie, les passes vers l’avant en rupture n’existent quasiment plus, et Thiago Motta n’est plus que l’ombre de lui-même. Or Laurent Blanc ne peut pas remplacer ce dernier, seule vraie sentinelle de son effectif. Or l’ancien joueur de Pescara sera encore forfait pour le match retour. Tout comme Javier Pastore… Les milieux aptes devront donc montrer autre chose, notamment dans la construction, avec davantage de rythme que mercredi soir où Fernandinho et Fernando, se sont régalés devant le peu de mobilité et d’inventivité des Parisiens. Certains invoqueront la fatigue. Il est vrai que la semaine dernière, la plupart des joueurs brésiliens étaient encore à l’autre bout du monde avec leurs sélections. On pense notamment à David Luiz, Angel Di Maria et Edinson Cavani, tous décevants et peu en jambes mercredi soir.

Un coaching de Blanc qui pose question

Mais dans ce cas, pourquoi Laurent Blanc a-t-il aligné sa meilleure équipe samedi dernier contre Nice ? Dans le dernier quart d’heure, ses hommes ont paru émousser. Peut-être la conséquence de cet enchaînement de matchs. Pour autant, le Cévenol n’a pas tenté de coaching contre les Sky Blues. Tout juste a-t-il remplacé Rabiot par Lucas, faisant reculer Di Maria au milieu en fin de seconde période. Mais bien tard dans le match… Reste cette impression de renoncement après l’égalisation de Fernandinho. Alors qu’ils avaient repris le dessus après leur deuxième but et semblaient en mesure de creuser l’écart, les Parisiens ont soudainement reculé et laissé le ballon à leur adversaire à 2-2. Dans les derniers instants, on a même craint que les visiteurs ne corsent l’addition. L’ambiance feutrée du Parc des Princes sera mise en avant par ses détracteurs pour justifier l’absence de révolte du PSG. La saison dernière, c’est à l’extérieur que le club de la Capitale a bâti son exploit à Chelsea. Charge à lui de renouveler l’opération.
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