Un avion d'Emirates rate son atterrissage à Dubaï, un mort

le , mis à jour à 21:35
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 (Ajoute nombre de personnes à bord, heure de reprise du trafic, 
témoignages, mention photo, TV) 
    DUBAI, 3 août (Reuters) - Un avion d'Emirates Airlines en 
provenance d'Inde a pris feu après s'être couché sur la piste de 
l'aéroport de Dubaï mercredi, provoquant la mort d'un pompier et 
la fermeture de la plateforme aéroportuaire pendant plusieurs 
heures.  
    Les 300 passagers et membres d'équipage ont été évacués sans 
dommage du Boeing 777-300 après un accident qualifié de 
terrifiant par un rescapé. Quatorze personnes ont été admises à 
l'hôpital pour des blessures légères, a déclaré le président de 
la compagnie, cheikh Ahmed ben Saïd al Maktoum. 
    Il s'agit du premier accident grave enregistré par la 
compagnie des Emirats. L'équipage a apparemment tenté 
d'interrompre à deux reprises la procédure d'atterrissage en 
raison, selon certains témoins, d'un problème de train 
d'atterrissage.  
    Des images enregistrées de l'aéroport montrent une boule de 
feu s'échapper de l'avant de l'appareil, puis une épaisse 
colonne de fumée noire s'élever dans le ciel.  
    "Nous avons eu un atterrissage très dur. Les gens criaient. 
Nous sommes sortis en descendant par les toboggans d'évacuation 
et au moment où nous quittions la piste, nous avons vu tout 
l'avion prendre feu. C'était horrible", a déclaré une passagère, 
Sharon Maryam Sharji.  
    Le Boeing 777-300 A6-EMW assurant le vol EK521 avait décollé 
de Trivandrum (également appelée Thiruvananthapuram), dans le 
sud-ouest de l'Inde. 
    Le président d'Emirates a indiqué qu'aucune faille de 
sécurité n'était à l'origine de l'incident et que les autorités 
continuaient leur enquête.  
    Il a ajouté que l'avion, entré en service en 2003, avait 
subi une maintenance en 2015 et que le pilote avait plus de 
7.000 heures d'expérience de vol. 
    Le trafic a repris à l'aéroport de Dubaï à 18h30 locales 
(14h30 GMT), après la suspension de tous les départs et arrivées 
pendant cinq heures.  
     
 
 (Noah Browning; Tangi Salaün, Laura Martin et Jean-Stéphane 
Brosse pour le service français) 
 
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