Un atelier contemporain pour la RATP «viril, à l'image des hommes qui y travaillent»

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VIDÉO - Visite du pôle de formation et de maintenance de la RATP. En partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal, le Figaro Immobilier vous fait découvrir les lignes atypiques de ce « palais ouvrier ».

Avec ses rayures oranges, ce triangle de béton posé en bordure de périphérique à côté de la porte de La Villette (Paris, 19e arrondissement) attire les regards. Ce centre de maintenance et de formation de la RATP a été réalisé par l’architecte Stéphane Maupin. Le Figaro Immobilier, en partenariat avec le Pavillon de l’Arsenal, centre d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la métropole parisienne, vous fait découvrir les idées qui ont guidé son concepteur dans la réalisation de ce bâtiment.

La forme de ce centre destiné à la maintenance de la totalité des voies souterraines du métro s’est imposée d’elle-même: «entre le bâtiment existant et les voies, il restait un triangle», rappelle Stéphane Maupin. Quant à son aspect brut, il répond au «contexte minéral des lieux» entre les poteaux de béton environnants, le bruit et le trafic permanents. Au final, l’architecte revendique sa volonté «d’un bâtiment viril à l’image des gens qui y travaillent».

Une marguerite sur le toit

La petite maison accolée reprend les lignes de la maison du gardien mais sous la forme d’un «fantôme de la construction originale» tandis que l’excroissance sur le haut de ce centre industriel est le prolongement de l’escalier qui traverse en continu tout le bâtiment. Une «marguerite» couronne l’ensemble et ses trois pales remplissent une triple fonction: à la fois système de cheminée permettant l’extraction des fumées des chaudières, système d’éclairage destiné à l’ensemble du site et source d’eau chaude sanitaire.

Quant au faible éclairage des lieux, qui disposent seulement d’une série de hublots, il s’explique simplement par le fait que ce centre vit la nuit et ne nécessite donc pas l’installation de vastes baies vitrées. «Nous essayons de dépasser la commande initiale, souligne Stéphane Maupin et ce qui devait n’être à l’origine qu’un bâtiment industriel devient finalement un palais ouvrier.»

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  • th.k le mardi 30 juin 2015 à 09:25

    ils ne risquent pas d'user le matériel et les outillages trop vite, les grèves contribuent à la longévité des ustensiles de "labeur", et quand ils ne sont pas en grève ça ne doit pas être le travail qui tue les ouvriers...