Un ancien site FagorBrandt en redressement judiciaire

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LYON (Reuters) - Le tribunal de commerce de Lyon a placé jeudi l'entreprise Sitl, repreneur de l'ancienne usine FagorBrandt de Lyon, en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Un administrateur judiciaire a été nommé.

Sitl, qui emploie 409 salariés, est une victime collatérale des difficultés du groupe d'électroménager FagorBrandt, en dépôt de bilan.

Le site lyonnais, repris en 2011 par l'industriel Pierre Millet, a été amené à déposer à son tour son bilan fin 2013.

Il prévoyait à l'origine de produire pour le compte de FagorBrandt des lave-linge jusqu'en 2015, le temps de monter en puissance sur une autre activité, la fabrication de véhicules électriques et de pompes à eau high-tech.

"Nous espérons maintenant pouvoir reconstruire quelque chose et sauvegarder l'emploi", a déclaré Pierre Millet à la sortie du tribunal de commerce.

Il a indiqué être en contact avec des investisseurs et des partenaires industriels intéressés par Sitl.

Dans un communiqué, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé que l'Etat appuierait l'administrateur judiciaire désigné et apporterait son soutien à la recherche de repreneurs pour tout ou partie des activités.

Il ajoute avoir demandé au préfet du Rhône de recevoir les organisations syndicales "pour leur faire part des processus en cours et ouvrir dès à présent une cellule de reclassement par départ volontaire."

Les représentants des salariés ont exprimé leur soulagement après la décision du tribunal de commerce.

"Nous avions demandé le placement en redressement judiciaire, c'est pour nous une bouffée d'air frais", a dit Philippe Goguillot, secrétaire du CE et représentant du syndicat Sud.

"Mais pour nous aujourd'hui, l'urgence est le paiement des salaires. Ceux de décembre n'ont toujours pas été versés. Ils devraient être pris en charge par les AGS (régime d'assurance de garantie des salaires) d'ici le 7 janvier".

Un point d'étape est prévu devant le tribunal de commerce le 6 mars.

Catherine Lagrange, édité par Yann Le Guernigou

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