Un ancien membre du GIA impliqué dans une tentative d'évasion

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PARIS (Reuters) - Le parquet antiterroriste de Paris s'est saisi des incidents de dimanche à la prison de Réau (Seine-et-Marne), où deux détenus ont tenté de faire sauter une porte à l'aide d'explosifs, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Cette saisine s'explique par la personnalité de l'un des deux détenus en cause, Smaïn Ait Ali Belkacem, condamné à la prison à perpétuité pour la vague d'attentats de 1995 en France, qui avaient fait huit morts.

L'autre détenu, condamné pour des faits de banditisme, s'est récemment converti à l'islam radical, selon la radio RTL.

Smain Aït Ali Belkacem, ancien membre des Groupes islamiques armés (GIA), a été condamné pour avoir posé la bombe qui a explosé à la station RER Musée-d'Orsay, à Paris.

Dimanche en début de soirée, à l'issue de la promenade, deux détenus du quartier de haute sécurité du centre pénitentiaire de Réau ont tenté sans succès de faire sauter une porte de la cour de sport, "probablement pour s'évader", selon le syndicat Force ouvrière.

C'est dans le même quartier de haute sécurité qu'est incarcéré Antonio Ferrara, spécialisé dans les évasions spectaculaires.

La porte a résisté à l'engin explosif de faible de puissance. Les enquêteurs vont s'efforcer de déterminer comment les détenus se sont procuré ces explosifs et s'ils voulaient s'évader ou faire une diversion au profit d'un autre prisonnier, par exemple.

Dans un communiqué, le syndicat pénitentiaire FO rappelle la situation des établissements accueillant les détenus les plus dangereux, "situation difficile et par laquelle tout doit être mis en ?uvre pour que la sécurité et la réglementation soient harmonisées et sans aucun angélisme".

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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