Un an de déception au Soudan du Sud

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Le plus jeune État du monde craint toujours une reprise des hostilités avec Khartoum.

«Le Soudan du Sud est un État failli avant même de naître. Sa stabilité est loin d'être assurée. On a vu des départs plus faciles.» En ce 9 juillet 2011, insensible aux hymnes et aux drapeaux que l'on agitait pour saluer l'indépendance, un diplomate occidental livrait ce pronostic peu amène. Un an plus tard, le plus jeune État du monde a, de fait, connu une première année délicate.

À Juba, capitale champignon du pays, les investissements attendus ne sont toujours pas là. Pire, l'euphorie des premiers mois de liberté, approuvée par référendum à plus de 98 %, a laissé place à la crainte de voir la guerre revenir. La faute en revient en partie au semi-échec de l'accord de paix de 2005 qui a mis fin à vingt ans de guerre civile. Le texte prévoyait de trouver les moyens d'éviter la scission du Soudan, ou à défaut de définir une frontière commune et une répartition de la manne pétrolière. Rien n'a été fait.

Toute l'année, les deux anciens ennemis se son

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