Un an après les attentats, l'appel à la fraternité générale

le , mis à jour à 09:33
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Un an après les attentats, l'appel à la fraternité générale
Un an après les attentats, l'appel à la fraternité générale

Jusqu'au 10 novembre, l'association Fraternité générale que préside le philosophe Abdennour Bidar va promouvoir la fraternité en France à travers des actions culturelles, pédagogiques et citoyennes.

 

D'où vous est venue l'idée de promouvoir la fraternité en France ?

Abdennour Bidar. Un an après les attentats du Bataclan, j'estimais que l'on ne pouvait pas laisser passer cette commémoration sans faire quelque chose. J'appelle à une énorme mobilisation collective autour de ce que les Français ont de plus cher : la fraternité. Via l'association Fraternité générale, nous appelons chacun, dans son quartier, à son travail, au sein de son association, de son club de sport et de ses réseaux, à aller au-devant des autres, à se parler, à débattre, à organiser des concerts ou des repas. L'idée est de faire tomber les distances sociales et culturelles. J'aimerais que les bourgeois des centres-villes aillent à la rencontre des relégués des quartiers et inversement. Et que ces gens, d'horizons différents, prennent le goût d'échanger, se laissent leur numéro de téléphone. L'idée est de réamorcer le dialogue entre les identités, les milieux, les communautés.

 

Quel est le rapport avec les attentats ?

Depuis que Jacques Chirac a utilisé en 1995 l'expression de fracture sociale, la situation ne s'est pas améliorée. Les inégalités au sein de la société française sont énormes. Mais cette fracture sociale se double aujourd'hui d'une véritable fracture culturelle. Beaucoup ont aujourd'hui du ressentiment vis-à-vis de l'islam. Et du côté des musulmans, un certain nombre se sent montré du doigt, rejeté, incompris. J'y vois un grave péril pour notre société. Je crois que ces attentats nous obligent à repenser ce que nous avons en commun par-delà nos différences. Jusqu'à la question la plus difficile du rapport de l'homme au sacré. Car lorsque des hommes mettent le sacré religieux ou le sacré politique plus ...

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  • raich2 il y a un mois

    Cette mayonnaise ne prendra pas, car les oeufs sont périmés

  • M8252219 il y a un mois

    Fracture sociale : fracture culturelle !!!! les parents sont responsables de leurs enfants et c'est à eux de faire leur éducation !!!!!!!!! ou sont ils ces parents ??????