Un an après la mort de sa compagne, Pistorius sort du silence

le
0
UN AN APRÈS LA MORT DE SA COMPAGNE, OSCAR PISTORIUS SORT DU SILENCE
UN AN APRÈS LA MORT DE SA COMPAGNE, OSCAR PISTORIUS SORT DU SILENCE

par Stella Mapenzauswa

JOHANNESBURG (Reuters) - Le champion sud-africain paralympique Oscar Pistorius a brisé le silence qu'il observait depuis des mois en déclarant vendredi que la mort de sa compagne Reeva Steenkamp, il y a exactement un an, était un "accident dévastateur".

L'athlète de 27 ans, dont le procès doit s'ouvrir le 3 mars, a admis avoir tiré à quatre reprises sur sa compagne durant la nuit de la Saint-Valentin dans sa villa de Pretoria, mais affirme l'avoir prise pour un cambrioleur.

L'accusation retient elle la thèse du meurtre prémédité. S'il est jugé coupable, Oscar Pistorius risque la prison à perpétuité.

"Aucun mot ne peut traduire vraiment mes sentiments sur cet accident dévastateur qui a causé tant de chagrin à tous ceux qui aimaient et continuent d'aimer Reeva", a déclaré Oscar Pistorius dans un communiqué publié sur son site internet.

"Je porterai en moi pour le restant de mes jours la disparition de Reeva et le traumatisme total de ce jour-là", a ajouté l'athlète, libéré sous caution le 22 février dernier.

L'affaire a ému l'opinion publique en Afrique du Sud où Oscar Pistorius, premier double amputé à avoir participé à une course olympique avec les valides, à Londres, à l'été 2012, était vu par beaucoup comme un héros.

Cette affaire a également mis en lumière les violences faites aux femmes dans le pays. Des groupes de défense des droits humains ont souligné que ces violences étaient souvent commises par les compagnons ou des connaissances des victimes.

Vendredi, la Ligue des femmes du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a organisé une marche dans les rues de Pretoria pour commémorer la mort de Reeva Steenkamp, tandis que de nombreux participants brandissaient des banderoles dénonçant les violences faites aux femmes. "Pistorius doit pourrir en prison", pouvait-on lire sur l'une des banderoles.

La Ligue a indiqué dans un communiqué que cette marche avait pour but d'informer la population sur les "actes barbares dont sont victimes les femmes et les enfants" en Afrique du Sud.

Clémence Apetogbor pour le service français, édité par Henri-Pierre André

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant