Un an après la marée noire, BP reste fragile

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Même si sa survie n'est plus menacée, la compagnie britannique doit se battre sur plusieurs fronts: outre la gestion coûteuse de la catastrophe du golfe du Mexique, ses ambitions en Russie sont remises en cause.

«Je vous demande pardon pour ce qui s'est produit l'an dernier.» Ce jour de mars 2011, Bob Dudley a beau avoir rodé son discours, on le sent grave. Pour la première fois depuis la marée noire du golfe du Mexique déclenchée par l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le patron de BP se retrouve en public, face à ses pairs. Dans la grande salle de conférence de l'hôtel Hilton de Houston sont assis côte à côte des patrons des majors américaines, des compagnies arabes ou encore Christophe de Margerie, le PDG de Total.

Jeudi, ce sont ses actionnaires réunis en assemblée générale à Londres que Bob Dudley va devoir affronter. Presque un an jour pour jour - ce sera le 20 avril - après la catastrophe qui a tué onze employés de la plate-forme avant de déverser pendant trois mois plus de 4 millions de barils de brut dans les eaux du golfe. Pour le successeur de Tony Hayward, écarté en juillet dernier, le défi est de taille: convaincre l'assistance que la compag

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