Un an après, Charlie Hebdo fustige toutes les religions

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PARIS (Reuters) - Un an après l'attentat djihadiste contre Charlie Hebdo, l'hebdomadaire publiera mercredi un numéro qui commémore l'événement avec, en couverture, un dessin montrant un Dieu barbu, portant une Kalachnikov et aux vêtements couverts de sang avec l'inscription : "Un an après, l'assassin court toujours".

La commémoration des attentats de janvier qui avaient fait 17 morts occupera une partie de l'agenda présidentiel.

"En 2006, quand Charlie publia les caricatures de Mahomet, personne ne pensait sérieusement qu’un jour tout ça finirait dans la violence", écrit le dessinateur Riss, auteur de la couverture, dans l'éditorial. "Il n’était pas pensable qu’au XXIe siècle, en France, une religion tue des journalistes", ajoute celui qui est aussi le directeur de la publication.

L'attaque contre Charlie Hebdo a fait douze morts.

"La vérité, c’est que, dès cette époque, beaucoup espéraient qu’un jour quelqu’un viendrait nous remettre à nos places", ajoute-t-il en mettant tous les "fanatiques" dans le même sac.

Il souligne qu'à l'époque des attentats, la rédaction de l'hebdomadaire satirique pensait que les "histoires de caricatures (...), c'était du passé".

"Mais un croyant, surtout fanatique, n’oublie jamais l’affront fait à sa foi, car il a derrière lui et devant lui l’éternité. C’est ce qu’on avait oublié à Charlie. C’est l’éternité qui nous est tombée dessus, comme la foudre, -ce mercredi 7 janvier", écrit Riss.

COMMÉMORATIONS

Il estime que Charlie Hebdo continuera à vivre, malgré les extrémistes religieux.

"Ce n’est pas eux qui verront crever Charlie. C’est Charlie qui les verra crever", souligne-t-il.

François Hollande assistera dimanche prochain à l'hommage rendu place de la République, dans le centre de Paris, aux victimes des attaques islamistes de janvier et novembre 2015.

Ces commémorations seront le point final d'une semaine d'hommages, marquée également par les voeux de François Hollande aux forces de sécurité publique jeudi.

Parmi les autres événements à son agenda, le chef de l'Etat doit participer mardi au dévoilement de trois plaques à la mémoire des victimes des attaques contre l'hebdomadaire satirique et un commerce de produits cacher.

Samedi, il doit dévoiler une autre plaque en souvenir d'une policière tuée il y a un an à Montrouge (Hauts-de-Seine) par Amedy Coulibaly, l'auteur de la prise d'otage dans le magasin Hyper Cacher le 9 janvier 2015.

Dimanche matin, François Hollande est attendu sur la place de la République lors d'une cérémonie, organisée par la mairie de Paris et ouverte au public.

Plus d'un millier de personnes, des rescapés et des membres des familles des victimes, ont également été invitées, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la municipalité.

Le chanteur Johnny Hallyday a été convié pour y reprendre une chanson de son répertoire.

La place de la République a été au coeur des manifestations organisées à la suite des attentats de janvier et, après le 13 novembre, le monument à la République s'est transformé en mémorial improvisé.

(Yves Clarisse)

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  • jyth01 le lundi 4 jan 2016 à 11:40

    Les intégristes du laïcisme gauchiste, voulant imposer leur vérité à la terre entière, me gonflent. Il y a forcément unelimite à la liberté, dans une société