Un an après, Bruxelles se souvient

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 (Actualisé avec précisions, citations du roi) 
    BRUXELLES, 22 mars (Reuters) - Un an après les attentats 
djihadistes qui ont fait 32 morts à l'aéroport et dans le métro, 
Bruxelles s'est recueillie mercredi matin en hommage aux 
victimes. 
    Une première cérémonie s'est déroulée à l'aéroport de 
Bruxelles-Zaventem en présence du couple royal et de 
représentants du gouvernement et des secours. Une minute de 
silence a été observée à 07h58 (06h58 GMT), l'heure à laquelle 
Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui se sont fait exploser le 
22 mars dans le hall des départs, faisant seize morts. 
    Un peu plus d'une heure plus tard, une nouvelle cérémonie a 
eu lieu à la station de métro de Maelbeek, l'autre cible des 
commandos djihadistes du 22 mars. Là encore le silence s'est 
fait à 09h11, heure de l'attaque suicide menée par Ibrahim El 
Bakraoui contre une rame du métro. 
    Au même moment, l'ensemble du réseau des transports publics 
bruxellois s'est arrêté. 
    Un monument à la mémoire de l'ensemble des victimes a été 
dévoilé près du siège des institutions européennes, où le 
personnel a observé une minute de silence. Jean-Claude Juncker, 
le président de la Commission européenne, a estimé que les 
attentats avaient "frappé au coeur même de l'Europe" mais 
n'avaient pas entamé la foi des Européens dans l'idéal de la  
démocratie. 
    Le roi Philippe, qui a assisté à toutes les cérémonies, a 
déclaré à l'adresse des familles de victimes: "A la haine et à 
la violence, vous avez répondu avec dignité." 
    A l'intérieur de la station Maelbeek, le roi des Belges a 
déposé une gerbe de fleurs auprès d'un mur commémoratif 
reproduisant les messages laissés par des passants dans les 
jours qui ont suivi l'attentat. Un coeur rouge surmonté des mots 
"Tous ensemble" ressort de cette fresque. 
    A Maelbeek comme à Zaventem, les noms des victimes ont été 
lus. A la tribune installée à Zaventem, Lars Wätzmann, un 
Allemand dont la femme Jennifer est morte alors que le couple 
s'apprêtait à s'envoler pour New York, a confié que depuis un 
an, il se demandait régulièrement ce qui se serait passé s'ils 
étaient partis dix minutes plus tard, s'ils avaient conduit un 
peu plus lentement. "Et si ? Mais c'est arrivé", a-t-il 
poursuivi. 
    L'enquête a révélé que les kamikazes de Bruxelles étaient 
liés aux commandos qui avaient frappé Paris et Saint-Denis 
quatre mois plus tôt, le 13 novembre 2015. Ces deux séries 
d'attaques ont été revendiquées par l'organisation Etat 
islamique (EI). Mais les autorités belges sont loin d'avoir fait 
toute la lumière sur leurs commanditaires.   
 
 (Farah Salhi et Philip Blenkinsop; Henri-Pierre André et Eric 
Faye pour le service français) 
 
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  • padamalg il y a 11 mois

    Et pendant ce temps-là, à Molenbeek...!