Un Américain vend sa maison contre... un iPhone 6

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VIDÉOS - Désespéré de ne pas arriver à vendre sa maison, un propriétaire de Détroit a décidé de brader son prix. Dans la ville, des centaines d’habitations sont désormais désertes, conséquence directe de la crise.

Dans les endroits où le marché de l’immobilier va mal, on peut acheter un bien pour quelques centaines d’euros... C’était le cas en Sicile il y a quelques mois, où l’on pouvait devenir propriétaire d’une maison aux pieds de l’Etna pour seulement 1 euro. Aujourd’hui, c’est à Détroit qu’une histoire du même acabit se déroule: le propriétaire d’une maison qui ne parvient pas à vendre son bien a finalement décidé, résigné, de troquer son bien contre... le dernier iPhone 6 d’Apple. Une technique ultime - et désespérée - pour vendre sa maison de trois pièces, qu’il souhaitait initialement vendre à 5000 dollars, raconte ABC News.

Si cette proposition du propriétaire peut paraître saugrenue, elle n’est pourtant pas ridicule selon Larry Else, l’agent immobilier chargé de la vente. «Cette maison ne vaut pas beaucoup plus que cela», estime-t-il. En effet, son état est loin d’être neuf: fenêtres manquantes ou cassées, absence de porte d’entrée... Quant à l’intérieur, l’agent immobilier lui-même n’a pas le droit d’y rentrer, dans la mesure où son employeur lui interdit de pénétrer seul dans un bien non sécurisé.

Le propriétaire de la maison vit en Autriche, et n’a jamais vécu à Détroit. Il avait acheté le bien en 2010 pour la somme de 41.000 dollars en pensant faire une affaire. «La personne qui lui avait vendu ce bien à l’époque l’avait acquis deux semaines auparavant pour la modique somme de 10.500 dollars», raconte Larry Else. Cet achat était donc bien loin de ce qu’on peut appeler une bonne affaire.

Une offre à 750 dollars et une autre à 800

L’agent immobilier Larry Else n’a pas caché qu’il avait déjà reçu 4 offres qu’il jugeait sérieuses, et a laissé entendre que l’acheteur le plus probable était un homme qui vit déjà dans le quartier, qui a formulé une offre à 750 dollars. «Les maisons sont toutes similaires dans cette région... Il y en a des centaines comme celle-ci à vendre», observe Larry Else. Les vendeurs sont donc prêts à tout pour céder leur maison et cette occurence de «troc» n’est pas isolée: l’agent immobilier a avoué à ABC News avoir reçu un coup de téléphone provenant d’un vendeur qui acceptait de céder sa maison - évaluée à 20.000 dollars - contre une grosse voiture de type «Chevy 1994», un pick-up américain.

Le nombre de maisons vacantes à Détroit s’est multiplié ces dernières années, conséquence directe du manque d’attractivité de la région et du départ de ses habitants. La ville a subi de plein fouet la crise de la construction automobile. Selon le bureau du recensement américain, la population de Détroit est désormais à un tiers de ce qu’elle était à son apogée. Il y a deux ans, Le Figaro s’était rendu à Détroit, et y avait constaté ce vide, et ces multiples «bâtisses qui se dégradent dans l’indifférence générale, au cœur d’un des quartiers les plus sinistrés autour des usines.»

La ville de Détroit n’est pas sans initiatives pour tenter, coûte que coûte, d’éviter la faillite. En septembre dernier, la cité américaine avait même hypothéqué son musée d’art pour trois milliards de dollars...

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