Un allié de Merkel veut que Paris respecte le pacte de stabilité

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UN ALLIÉ DE MERKEL VEUT QUE PARIS RESPECTE LE PACTE DE STABILITÉ
UN ALLIÉ DE MERKEL VEUT QUE PARIS RESPECTE LE PACTE DE STABILITÉ

BERLIN (Reuters) - Rainer Brüderle, membre du parti des libéraux allemands (FDP), alliés de la chancelière Angela Merkel, a déclaré dimanche que Berlin ne devait pas permettre à la France de s'affranchir des règles du pacte de stabilité.

Il a également lancé un appel en direction de la Banque centrale européenne afin qu'elle ne réponde pas à l'impasse politique provoquée par les résultats des élections générales en rachetant de la dette transalpine.

"L'annonce du président socialiste de la France selon laquelle il s'endettera davantage que ce qui est autorisé ne doit pas se conclure par l'ouverture d'une brèche dans le pacte budgétaire", a déclaré Rainer Brüderle lors d'une réunion politique du FDP.

"Tout du moins, nous ne devons pas encourager la France à prendre ce chemin", a-t-il dit.

"Nous devons faire attention à cela parce que les partisans du non-respect du pacte de stabilité sont de sortie une fois de plus."

Le gouvernement français a admis le mois dernier qu'il ne parviendrait pas à ramener son déficit budgétaire dans les clous du pacte de stabilité. Selon ses termes, le déficit budgétaire ne peut pas dépasser l'équivalent de 3% du produit intérieur brut.

Le ministre des Finances Pierre Moscovici a déclaré que la France demanderait à ses partenaires européens et à la Commission européenne une année de plus pour revenir à l'objectif des 3%.

Rainer Brüderle s'est par ailleurs élevé contre l'hypothèse d'un rachat de dette italienne par la Banque centrale européenne jugeant qu'il s'agissait d'une réponse inadéquate au résultat des élections générales italiennes.

"Je suis convaincu que la Banque centrale européenne ne peut pas devenir un service après vente que l'on appelle en cas de mauvais résultats électoraux", a-t-il dit.

Rainer Brüderle, qui sera le chef de file du FDP comme chef de file pour les prochaines élections, a évoqué vendredi une sortie de l'Italie de la zone euro, intimant à Rome l'ordre de choisir entre l'abandon de l'euro et l'adoption d'une cure d'austérité drastique.

Nicolas Delame pour le service français

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  • nialas le lundi 11 mar 2013 à 08:23

    Normal 1er veut garder les mains libres, augmenter l'endettement du pays, augmenter le nombre de fonctionnaires comme il l'a commencé, bref, il veut que l'ardoise qui sera à règler quand il partira (ouf, enfin!!!) soit la plus lourde possible. Il attend que l'activité reparte toute seule (?) pour ne rien faire...

  • j.capman le dimanche 10 mar 2013 à 18:22

    Pourvu que Merkel relaie cette volonté et nous oblige à cette perspective, que nous ne pourrons pas tenir, et qu on s en aille de ce piége libéral. M61 malheureusement la haine de mellanchon divise le peuple et toute alternance est verouillée.

  • M610716 le dimanche 10 mar 2013 à 18:14

    la sortie de l'euro va gagner aux élections européennes dans 1 an sauf si le pen dérape trop mais la fille est plus maline que le père donc sortie de l'euro par la fra

  • uraniu88 le dimanche 10 mar 2013 à 17:52

    3 messages pour dire des aneries. C'est 3 fois trop

  • EuropeGa le dimanche 10 mar 2013 à 17:45

    Contrairement à la zone euro, les US voient progresser l'emploi, le chômage diminue. Alors qu'en zone euro, le nombre de chômeurs augmente. D'ailleurs, ce n'est pas étonnant, il est absurde d'appliquer la même politique monétaire à des économies aussi différentes que celles des pays européens !!! La zone euro est très mal gérée, et il faudra s'en souvenir lors des élections européennes de 2014 : VOTONS POUR LES EUROSCEPTIQUES en 2014.

  • EuropeGa le dimanche 10 mar 2013 à 17:43

    Les technocrates qui ont créé l'euro réalisent qu’ils lui doivent leur pouvoir, et ils s’y accrocheront même si cela implique la ruine des peuples européens. Ces politiciens continueront de se rendre de séminaires en symposium sans avoir à subir les conséquences des ravages de la monnaie unique. Cela signifie probablement que la fin de l’euro se fera de façon révolutionnaire et non démocratique.

  • EuropeGa le dimanche 10 mar 2013 à 17:43

    L'euro est une stupidité économique inimaginable. Le blocage des parités de pays qui ont des productivités différentes n’a jamais fonctionné nulle part et a toujours été à l’origine de catastrophes politiques, sociales et économiques.