Un allègement des sanctions contre Moscou sur l'Ukraine douteux

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 (Actualisé avec source diplomatique française, diplomate 
européen) 
    BRUXELLES/PARIS, 11 octobre (Reuters) - Un éventuel 
allègement des sanctions de l'Union européenne contre la Russie 
en raison de son rôle en Ukraine semble désormais improbable, à 
cause de l'évolution de la crise en Syrie, dit-on dans les 
milieux diplomatiques. 
    L'UE assure officiellement que les deux sujets - Ukraine et 
Syrie - ne sont pas liés mais l'intervention militaire russe en 
Syrie et les bombardements meurtriers sur la ville d'Alep ont 
fortement tendu les relations entre Moscou et l'UE. 
    "Il est clair que l'attaque contre Alep a changé la donne 
pour certains. Dans le contexte actuel, ce sera impossible 
d'aller vers un allègement des sanctions liées à l'Ukraine", 
résume un ministre des Affaires étrangères qui souhaite 
conserver l'anonymat. 
    De source diplomatique française, on estime également que la 
perspective d'un allègement des sanctions contre Moscou est 
"pratiquement nulle après Alep". 
    Ces sanctions, prises après l'annexion de la Crimée par la 
Russie en mars 2014, sont en vigueur jusque fin janvier 
prochain.   
    Certains pays membres de l'UE, l'Italie, la Grèce et la 
Hongrie notamment, militaient jusqu'à récemment pour leur 
allègement, estimant que le conflit en Ukraine devait être 
dissocié de la coopération économique. Mais la donne a changé 
ces dernières semaines. 
    "Il n'y a aucune envie aujourd'hui d'alléger les sanctions", 
dit-on de source diplomatique à Bruxelles. "Ce qui se passe en 
Syrie crée une atmosphère telle qu'elle empêche la moindre 
amélioration des relations avec Moscou". 
    "Personne n'osera demander un allègement", renchérit un 
autre diplomate européen. "Au point où on est, les colombes 
seront même contentes si on en reste là."  
    Les dirigeants de l'UE discuteront des relations avec la 
Russie les 20 et 21 octobre. Une réunion sur l'Ukraine envisagée 
le 19 octobre à Berlin entre les dirigeants allemand, français, 
russe et ukrainien semble par ailleurs compromise en l'absence 
"d'avancées réelles", dit-on de source diplomatique française. 
    "Cela suppose que le processus soit bien avancé pour 
permettre une réunion des quatre chefs d'Etat et de 
gouvernement", Angela Merkel, François Hollande, Vladimir 
Poutine et Petro Porochenko, ajoute-t-on. 
 
 (Gabriela Baczynska à Bruxelles et John Irish à Paris, avec 
Andreas Rinke à Berlin et Elizabeth Piper à Londres, Gilles 
Trequesser et Tangi Salaün pour le service français, édité par 
Henri-Pierre André) 
 
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  • M9425023 il y a 10 mois

    Trois mouvements Russes vers le même point : l'accès à la méditerranée : Crimée, Turquie et Syrie. ça sent très mauvais, sans compter que maintenant nous avons un traitre dans l'Otan.