Un adolescent arrêté pour la fausse alerte attentat de Paris

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 (Actualisé avec lieu de l'interpellation, Valls) 
    PARIS, 19 septembre (Reuters) - Un adolescent de 16 ans a 
été interpellé pour la fausse alerte à l'attentat qui a entraîné 
samedi une énorme opération de police dans le centre de Paris, 
provoquant un bref mouvement de panique, a-t-on appris lundi de 
source judiciaire. 
    Durant plusieurs minutes, l'application du gouvernement 
Système d'alerte et d'information des populations (SAIP), 
destinée aux possesseurs de smartphones, a fait état d'un 
possible attentat et recommandé de s'abriter.   
    Le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour 
"dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses 
informations afin de faire croire à une destruction dangereuse". 
    La source judiciaire a précisé que l'interpellation avait eu 
lieu lundi en début d'après-midi dans la Marne. 
    "Ceux qui se livrent à ces mauvaises plaisanteries - à 
détourner l'attention des forces de l'ordre, à provoquer de la 
panique - méritent d'être lourdement sanctionnés", a déclaré le 
Premier ministre Manuel Valls en réaction à cette 
interpellation, lors d'un déplacement à Montargis (Loiret). 
    La diffusion d'une fausse information "dans le but de faire 
croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration 
dangereuse pour les personnes va être ou a été commise" est 
punie de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende par le Code 
pénal français.  
    L'Obs a indiqué dimanche être parvenu à entrer avec contact 
avec les deux responsables présumés de la fausse alerte, qui ont 
fait écouter l'enregistrement de leur appel téléphonique à la 
police. 
    Ils se présentent sur les réseaux sociaux sous les 
pseudonymes de "Tylers Swatting" et "Zakhaev Yamaha" et disent 
avoir 16 ans et 17 ans. 
    "Le projet initial était de 'swatter' une mosquée mais après 
Saint-Etienne-du-Rouvray on s'est dit que ça marcherait mieux 
avec une église", expliquent-ils en référence à l'attaque au 
couteau d'une église dans laquelle un prêtre a été tué le 26 
juillet dernier. L'Etat islamique avait revendiqué l'attentat.  
    La pratique du "swatting" consiste à faire déplacer les 
forces de sécurité sous un faux prétexte, comme une alerte à la 
bombe, une prise d'otages ou un meurtre. 
    "On a fait ça pour le buzz. Si les gens ont eu peur, c'est 
leur problème...", a dit l'un des deux jeunes gens à L'Obs. 
 
 (Sophie Louet avec service France, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M9941825 il y a 3 mois

    Rembourser la totalité des frais qu'à occasionné cette "plaisanterie " serait un minimum avant amende et sanctions pénales : quant à la peur des gens nous pourrions envisager des Dommages et Intérêts