Un actionnaire d'UniCredit demande un changement de direction

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    MILAN, 8 février (Reuters) - Un actionnaire influent 
d'UniCredit  CRDI.MI , la plus grande banque d'Italie par ses 
actifs, a déclaré lundi que l'établissement aurait peut-être 
besoin de modifier son équipe dirigeante, alors que son 
administrateur délégué Federico Ghizzoni peine à conserver la 
confiance de ses actionnaires. 
    L'homme d'affaires italien Leonardo Del Vecchio, qui détient 
2% d'UniCredit, est le premier actionnaire de la banque à dire 
publiquement qu'il faudrait peut-être changer de patron. 
    "(Federico) Ghizzoni est un bon banquier", a-t-il dit dans 
une interview au journal La Repubblica, après avoir exprimé son 
soutien à l'administrateur délégué pas plus tard qu'au mois 
d'octobre.  
    "Mais peut-être la banque a-t-elle besoin aujourd'hui de 
changements tellement radicaux pour prendre une nouvelle voie 
que cela ne peut pas se faire dans la continuité", a-t-il dit. 
    UniCredit a refusé de commenter ces déclarations. 
    Des rumeurs de mécontentement des investisseurs vis-à-vis de 
Federico Ghizzoni planent depuis plusieurs mois, la banque 
n'ayant pas réussi à lever les craintes qu'elle ne soit acculée 
à une augmentation de capital pour assainir ses finances. 
    Toutefois, son vice-président Luca Cordero di Montezemolo a 
affirmé jeudi que Ghizzoni avait le soutien des actionnaires. 
    La banque, qui publie ses résultats annuels mardi, supporte 
mal la comparaison avec sa rivale nationale Intesa SanPaolo 
 ISP.MI , dont le bénéfice est deux fois plus élevé et les fonds 
propres plus étoffés que les siens.  
    Dans un contexte de chute des cours des valeurs bancaires 
italiennes liée au poids de leurs créances douteuses, UniCredit 
a perdu près de 40% de sa valeur depuis le début de l'année. 
Lundi l'action perd encore 1,31% à 3,16 euros vers 10h45. 
    Pour tenter d'améliorer ses performances, Federico Ghizzoni 
a annoncé en novembre un nouveau plan stratégique, prévoyant la 
restructuration ou la cession d'activités en Autriche et en 
Italie et la suppression de 18.200 emplois.   
    Il a écarté à plusieurs reprises l'éventualité d'une 
augmentation de capital et a dit que les résultats 2015 étaient 
bons et même, à certains égards, meilleurs que prévu. 
    Un actionnaire étranger a pourtant noté, sous couvert 
d'anonymat, que la banque semblait manquer de fonds propres.  
    "On peut dire que le patron actuel ne jouit pas d'un soutien 
important de la part des actionnaires", a-t-il dit. 
    "Donc à ce stade, seule une bonne série de résultats annuels 
pourrait apaiser les inquiétudes autour du capital. D'un autre 
côté, mon sentiment est qu'un changement de direction maintenant 
augmenterait ces craintes d'une augmentation de capital." 
 
 (Francesca Landini et Sinead Cruise, Juliette Rouillon pour le 
service français, édité par Véronique Tison) 
 

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