Un accord Russie-Ukraine sur le gaz à portée de main-UE

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(Actualisé avec déclarations de la Commission, contexte) BRUXELLES, 30 octobre (Reuters) - Les participants aux discussions sur le différend gazier entre la Russie et l'Ukraine sont "très proches" d'un accord permettant une reprise des livraisons, a assuré jeudi la Commission européenne. Les pourparlers entre les deux pays sous l'égide de l'UE ont été interrompues dans la nuit sans avoir abouti mais elles doivent reprendre ce jeudi soir, avait annoncé auparavant l'exécutif communautaire. "Des documents élaborés en commun et exposant une position commune ont été préparés et sont maintenant entre les mains des gouvernements respectifs à Moscou et à Kiev pour approbation", a expliqué un porte-parole de la Commission dans un communiqué. "Les consultations trilatérales vont se poursuivre tout au long de la journée." "Nous devons désormais franchir le dernier pas et arriver à un accord", a ensuite déclaré une porte-parole de la Commission. "Sincèrement, nous sommes très proches d'un accord, un accord est à portée de main." De son côté, le directeur général du géant public russe Gazprom GAZP.MM , Alexeï Miller, cité par l'agence Interfax, a déclaré qu'aucun accord ne serait signé tant que Kiev et Bruxelles n'auraient pas réglé définitivement la question des garanties financières accordées par l'UE à l'Ukraine. Moscou a interrompu en juin ses livraisons de gaz à destination de l'Ukraine en arguant de cinq milliards de dollars (quatre milliards d'euros) d'arriérés de paiement. Si les deux parties ont déjà trouvé un compromis sur le règlement d'environ 3,1 milliards de dollars d'impayés, ainsi que sur les volumes et le prix à payer pour le gaz à livrer cet hiver, Moscou exige encore des assurances sur la capacité de Kiev à payer d'avance environ 1,6 milliard de dollars pour les futures livraisons. L'Ukraine a donc engagé des discussions sur ce point avec l'UE et le Fonds monétaire international (FMI). La chancelière allemande, Angela Merkel, a évoqué la possibilité d'accorder un prêt-relais à Kiev mais les négociateurs russes exigent un accord signé avant tout compromis global. La Russie fournit environ un tiers du gaz naturel consommé dans l'Union européenne et la moitié environ de ces livraisons transitent par l'Ukraine. De son côté, l'Ukraine dépend de la Russie pour environ 50% de ses approvisionnements en gaz et a besoin de trois à quatre milliards de mètres cubes pour répondre à la demande hivernale. (Foo Yun Chee avec Lidia Kelly et Vladimir Soldatkin à Moscou; Agathe Machecourt et Marc Angrand pour le service français)

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