Un accord définitif sur le nucléaire iranien plus proche que jamais, dit Kerry

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NATIONS UNIES, 28 avril (Reuters) - Les Etats-Unis et les cinq autres grands pays sont plus près que jamais d'un accord définitif avec l'Iran, qui mettrait fin à 12 ans de crise sur le programme nucléaire de Téhéran, même s'il reste encore des négociations délicates à mener d'ici la date butoir du 30 juin, a déclaré lundi John Kerry. Le secrétaire d'Etat américain s'exprimait aux Nations unies le jour de l'ouverture d'une conférence d'une durée d'un mois destinée à faire le bilan du TNP (Traité de non prolifération nucléaire), et avant sa rencontre avec le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif. Les deux hommes, lors de leur premier tête à tête depuis la fin des négociations marathon de Lausanne, qui ont abouti le 2 avril à un accord-cadre sur le nucléaire iranien, devaient aborder les efforts en cours pour trouver un accord définitif entre l'Iran et les puissances 5+1. "Nous sommes, de fait, plus près que jamais du bon accord global que nous recherchons, et si nous pouvons y parvenir, le monde entier sera plus sûr", a dit John Kerry devant les délégués de la conférence, qui réunit les 191 parties signataires du TNP, ajoutant que replacer Téhéran sous l'autorité de ce traité a toujours été au coeur des négociations. "S'il est finalisé et mis en oeuvre, (l'accord) privera l'Iran de tous les moyens d'accès aux matériaux nécessaires pour avoir l'arme nucléaire, et donnera à la communauté internationale la confiance dont elle a besoin pour être certaine que le programme atomique de l'Iran est uniquement pacifique", a ajouté le secrétaire d'Etat américain. PROJET DE LOI REPUBLICAIN Il a ajouté cependant que "le travail difficile est loin d'être terminé et certains points clés n'ont toujours pas trouvé de solution". S'adressant à la télévision iranienne à son arrivée à New York, Mohammad Javad Zarif s'est dit lui aussi préoccupé par les questions non résolues aux négociations en cours avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l'Allemagne. "En plus de participer à la conférence, nous sommes venus ici entendre les explications des Américains sur les engagements de l'administration américaine et sur sa politique intérieure", a dit le ministre iranien. "Nous tenons le gouvernement américain pour responsable du respect de ses engagements internationaux, en vertu du droit international", a-t-il dit. "Aucun gouvernement ne peut se soustraire à ces engagements du fait de questions de politique intérieure". Le chef de la diplomatie iranienne faisait semble-t-il allusion à l'engagement pris par les sénateurs républicains d'essayer de durcir un projet de loi censé donner au Congrès américain le pouvoir de réexaminer un accord sur le nucléaire iranien, démarche de nature à compliquer un peu plus les négociations. (Louis Charbonneau et Arshad Mohammed; Eric Faye pour le service français)

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