UMP : un bureau politique sous haute tension

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UMP : un bureau politique sous haute tension
UMP : un bureau politique sous haute tension

« La situation est effectivement grave. Nous sommes face à un paquet de gens qui ne se supportent plus et l'idée que l'UMP peut mourir s'installe chez tout le monde », reconnaît sans détours le député de la Drôme Hervé Mariton, premier candidat déclaré à la présidence de l'UMP. Ce soir, c'est en effet l'heure de vérité pour le grand parti de la droite.

A 18 heures, au siège de la rue de Vaugirard à Paris (XVe), tous les principaux ténors se retrouvent en bureau politique, le premier depuis le 27 mai et la démission forcée de Jean-François Copé. Signe de la solennité du moment, Edouard Balladur sera présent, lui qui ne vient jamais à ces réunions. Objectif : organiser l'intérim ; valider, ou pas, la présidence transitoire du triumvirat Fillon-Juppé-Raffarin ; définir les contours du congrès qui élira, mi-octobre, le nouveau président. Entre l'offensive des sarkozystes pour limiter les pouvoirs des trois anciens Premiers ministres et les ambitions de chacun dans la perspective de la présidentielle de 2017, « la réunion va être inévitablement sanglante », redoute un député. « Oui, l'UMP est en danger de disparition », a lui-même admis Xavier Bertrand dimanche soir.

Le quitte ou double du triumvirat

Depuis deux semaines, les téléphones d'Alain Juppé, de François Fillon et de Jean-Pierre Raffarin, comme ceux de leurs collaborateurs, sont en surchauffe. Débarrassés de Copé, qui quittera officiellement ses fonctions le 15 juin, les trois « pachas » font feu de tout bois pour obtenir « toutes les garanties afin de diriger sereinement l'UMP pendant ces quatre mois de transition », raconte un proche. Encore faut-il déjà lever le flou juridique autour de cette structure inédite, même pas prévue dans les statuts, qui « ne dispose donc pas de légitimité », s'agace Nadine Morano.

A la demande de Copé, en début de bureau politique, la juriste indépendante Anne Levade -- présidente de ...

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  • M6998582 le mardi 10 juin 2014 à 16:12

    Sarkosy a laissé l'UMP dans le même état qu'il a aissé la France : dette et déficit abyssaux. Le plus étonnant est que certains veulent rappeler le pyromane pour jouer les pompiers !!!