UMP : sale journée pour le président Sarkozy

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UMP : sale journée pour le président Sarkozy
UMP : sale journée pour le président Sarkozy

« Si vous saviez la souffrance que j'ai après tout ce que j'ai entendu depuis deux jours », maugrée Nicolas Sarkozy devant les siens. Il faut dire qu'hier, mardi, le patron de l'UMP a souffert. Une journée dont il se souviendra sûrement longtemps et qui, pour la première fois depuis qu'il est revenu aux affaires, a eu valeur de test sur sa réelle capacité à rassembler les siens et incarner le leadership à droite. Un Sarkozy bousculé par Alain Juppé qui, la veille, a mis le feu aux poudres en disant qu'il était prêt à voter pour le candidat PS au second tour de la législative partielle dans le Doubs. Mais aussi malmené à la mi-journée par les députés du groupe UMP. Et même contesté dans la soirée en bureau politique. Bref, un Sarkozy déjà au pied du mur : « Une victoire du FN au plan national n'est plus hypothétique », a-t-il même reconnu pour la première fois, estimant que cette partielle de dimanche représentait « un risque d'explosion de l'UMP ».

« Il a voulu reprendre les clés du parti ? Eh bien, à lui de gérer ! » taclait hier soir un député filloniste, presque hilare de voir l'ancien chef de l'Etat s'enfoncer dans la « pétaudière » d'une UMP plus que jamais divisée sur la consigne à donner aux électeurs du Doubs, entre les partisans du front républicain et ceux du ni-ni. Une position en faveur de laquelle opte néanmoins d'emblée la majorité des ténors.

« Je ne m'énerve pas, j'explique ! »

Mardi soir, après deux heures et demie de bureau politique, « sous haute tension », raconte un participant, Sarkozy est tout de même parvenu à faire accoucher les siens d'une position commune. Mais avec une majorité somme toute relative (22 voix contre 19), et qui n'est même pas celle qu'il a soutenue ! « L'UMP appelle tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s'abstenant », est-il ainsi précisé dans le texte adopté à ...

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