UMP : les économies de Sarkozy

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Nicolas Sarkozy hérite d'un budget très contraint, concocté par ses prédécesseurs François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé.
Nicolas Sarkozy hérite d'un budget très contraint, concocté par ses prédécesseurs François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé.

"C'est la faute de la fatalité !" Tels des héros de Flaubert, le trio d'anciens Premiers ministres s'exclamerait sans doute de la sorte si Nicolas Sarkozy leur demandait aujourd'hui des comptes sur les comptes du parti. Et ils n'auraient pas tort... Arrivés en juin dernier à la tête d'un mouvement déconfit, François Fillon, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin ont été contraints d'éponger avec rapidité la dette de 80 millions d'euros laissée par l'ex-patron Jean-François Copé. Pendant des jours et des semaines, le triumvirat a discuté avec les banques, négocié, parlementé. Jusqu'à obtenir enfin les prêts nécessaires à la survie de l'UMP. Mais, pour décrocher cette précieuse aide, les "trois pachas", Raffarin dixit, ont dû présenter un budget 2015 compressé, voire écrasé par des engagements d'économies et de recettes difficiles à tenir. "Un budget ambitieux à revisiter", juge le trésorier Daniel Fasquelle, avant de rendre hommage "au gros travail fait par le triumvirat". "Ils ont voulu empêcher que Sarkozy réenclenche la machine", tranche, plus sévère, un sarkozyste. 1,5 million d'économies de personnel Premier engagement pour le parti : diminuer de 1,5 million les frais de personnel. Culminant à 8,1 millions à la fin de la présidence Copé, les dépenses salariales ont été ramenées à 7,8 millions fin 2014. Charge à Nicolas Sarkozy de raboter encore un peu ce budget pour qu'il ne dépasse pas les 6,6 millions à la...

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