UMP : l'heure de vérité pour le trio Fillon-Juppé-Raffarin

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UMP : l'heure de vérité pour le trio Fillon-Juppé-Raffarin
UMP : l'heure de vérité pour le trio Fillon-Juppé-Raffarin

Deux ans après le choc de la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, dix-huit mois après l'élection interne ratée et les ravages de la guerre Fillon-Copé, l'UMP est aujourd'hui au bord du gouffre. Le parti est surendetté, ses adhérents sont déboussolés, voire écoeurés, et les affaires qui ont contraint Jean-François Copé à la démission menacent l'UMP sur le terrain judiciaire.

>>QUESTION DU JOUR. L'UMP doit-elle changer de nom pour se relancer ?

Le bureau politique qui se tient ce soir est décisif. Il doit valider la décision de confier au trio Fillon-Juppé-Raffarin l'intérim pour préparer le congrès qui élira en octobre un nouveau président.

Légitimité contestée

Et c'est loin d'être une formalité. Avant même que le trio ne commence sa mission, sa légitimité est contestée, notamment par les sarkozystes, qui s'activent pour un retour accéléré de leur champion. Et l'ambiance est électrique. « On s'attend à tout, y compris au pire, confiait hier soir un proche de François Fillon. De la part de Copé ou des sarkozystes, tout est possible. »

Contrairement à ce qu'avait pourtant assuré l'ancien chef de l'Etat, son retour passera par la case UMP. Car au-delà de la présidence du parti, l'enjeu, c'est bien la présidentielle de 2017 et la désignation du candidat de l'UMP (avec la primaire désormais inscrite dans les statuts). Cette primaire, Sarkozy ne veut pas en entendre parler. En octobre, le congrès devra aussi clarifier la ligne politique. Un certain nombre de voix s'élèvent chez les militants et les élus pour une remise à plat, une véritable refondation du parti. Mais il y a de fortes chances pour que les prochaines semaines relancent surtout la guerre des chefs.

Le séisme qui secoue l'UMP est regardé avec attention -- et une certaine gourmandise -- à gauche et au Front national. Alors que François Hollande bat des records d'impopularité, un suicide de la droite ne pourrait ...

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