UMP et PS : obsession primaire !

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

France Inter : Vous nous parlez de désignation de candidat pour la présidentielle. Ce n'est pas un peu tôt ?

Charlotte Chaffanjon : Nous ne sommes qu'en 2014 mais, avec le quinquennat, la présidentielle ne quitte jamais la tête de nos dirigeants. C'est le problème de la personnalisation à outrance de la vie politique. Il ne faut pas seulement un candidat pour défendre un programme. Il faut un homme - en général - pour "incarner" des idées. Par exemple, à l'UMP, ils ont un sérieux problème d'incarnation. Entre Jean-François Copé qui ne remonte pas la pente, François Fillon qui se cherche, et perd un peu tout le monde, Nicolas Sarkozy, l'omniprésent-absent, et tous les autres, difficile d'avoir une idée de ce qu'ils feraient s'ils revenaient au pouvoir. C'est embêtant. La solution, ce n'est pas la fameuse primaire ? Ils doivent en organiser une en 2016.

Ce n'est pas si simple. Car Nicolas Sarkozy a envie de revenir, mais il n'a pas du tout envie d'affronter, au hasard Xavier Bertrand ou Bruno Lemaire, pour être désigné candidat. Il veut revenir en héros sur des ruines. En sauveur. Être une évidence. Son plan est clair : "Je poserai mon hélicoptère dans la plaine, et quand j'en sortirai, je dirai qui m'aime me suive." C'est ce qu'il a dit, selon le Canard enchaîné. Son problème, c'est que les sympathisants de droite, même s'il reste leur préféré, ont envie d'une primaire, à 68 % selon un sondage...

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