UMP : Estrosi prend ses distances avec Sarkozy et avec Fillon

le
0
UMP : Estrosi prend ses distances avec Sarkozy et avec Fillon
UMP : Estrosi prend ses distances avec Sarkozy et avec Fillon

Après avoir soutenu François Fillon en 2012 dans la course à la présidence de l'UMP, puis repris sa liberté, après s'est déclaré prêt à soutenir Nicolas Sarkozy en cas de primaire, Christian Estrosi semble vouloir affirmer un peu plus son autonomie. Dans un entretien au quotidien Nice Matin publié ce samedi, le député-maire de Nice prend nettement ses distances avec l'un et l'autre, alors qu'il est lui-même candidat à la primaire pour 2017. 

Commentant le bilan de l'ex-Président de la République, il assène ainsi : «Des promesses ont été oubliées. On n'a pas pris les mesures révolutionnaires pour que la France du numérique gagne sur la France des privilèges, que la France du travail gagne sur celle de l'assistanat, que la France des PME gagne sur la France du CAC 40». Et l'ex-ministre de l'Industrie de Nicolas Sarkozy d'insister : «On n'a pas assez protégé nos produits en Europe. J'ai voulu un crédit impôt innovation, on me l'a refusé. La plus grande erreur a sans doute été l'ouverture».

«En profond désaccord» avec Fillon sur les impôts

Christian Estrosi avait déjà laissé entendre qu'il n'était plus prêt à suivre les yeux fermés Sarkozy. Il y a quinze jours, il avait assuré qu'il retirerait sa candidature à la primaire si Nicolas Sarkozy revenait... mais avec des «propositions compatibles avec (s)es convictions.» Aujourd'hui, il va un peu plus loin. «S'il (Sarkozy) se retrouve à 100% sur ces positions, je me retirerai. Mais je n'ai pas le sentiment, lorsque j'entends quelques-uns de ses commentaires, qu'il soit déterminé à laisser de côté le mode de gouvernance qui était le sien».

Même défiance affichée à l'égard de François Fillon: «On a longtemps dit qu'(il) était un gaulliste social. Sauf qu'aujourd'hui, il se déclare libéral. Moi, je reste gaulliste dans la lignée de Colbert, Bonaparte, Napoléon III et De Gaulle». Se disant «en profond désaccord» avec l'ancien Premier ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant