UMP : dans les coulisses du bureau politique

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Nathalie Kosciusko-Morizet à son arrivée au siège de l'UMP pour le bureau politique, mardi soir.
Nathalie Kosciusko-Morizet à son arrivée au siège de l'UMP pour le bureau politique, mardi soir.

"Bonsoir Alain." L'intonation presque métallique trahit la crispation. Quand Nicolas Sarkozy accueille Alain Juppé à 17 heures, ce mardi 3 février, pour un "entretien préalable" au bureau politique (BP), il peine à contenir la tension qui l'assaille depuis la veille. Cette satanée législative partielle du Doubs lui cause décidément bien des soucis. Front républicain ou ni-ni ? Alors qu'il espérait un peu de retenue de la part de ses proches, au moins jusqu'à ce que le bureau politique de l'UMP tranche la question de la consigne de vote, le voilà pris de court par NKM - la numéro deux - qui la première fait sa crise d'autonomie.

Certes, l'insolente l'a prévenu dès le dimanche soir par téléphone : "Je vais chez Bourdin demain matin, je vais dire qu'à titre personnel je voterais pour le candidat opposé au FN." Mais pourquoi diable a-t-elle eu besoin de s'agiter ainsi ? Aussitôt, les vannes s'ouvrent. C'est Laurent Wauquiez qui défend un vote blanc ou une abstention, c'est Alain Juppé qui propose un front républicain alambiqué, c'est François Fillon qui, perdu, défend soudain le "ni-ni"... Bref, c'est tout sauf l'unité souhaitée par le patron de l'UMP devenu presque indolent. "Il aurait dû venir à la télé rappeler la position officielle du parti, à savoir le ni-ni, dès le dimanche soir et annoncer l'ouverture prochaine d'un débat sur la ligne de conduite à tenir en cas de duel PS-FN, martèle un député UMP. Il se serait...

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