Ukraine : Washington, dubitatif, attend des «preuves concrètes» d'un retrait russe

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Ukraine : Washington, dubitatif, attend des «preuves concrètes» d'un retrait russe
Ukraine : Washington, dubitatif, attend des «preuves concrètes» d'un retrait russe

La Russie l'affirme : elle a ordonné ce lundi le retour dans leurs casernes des milliers de soldats massés depuis des semaines près de la frontière avec l'Ukraine. Un geste qui se présente comme un apparent signe d'apaisement, à moins d'une semaine de la présidentielle anticipée dans ce pays. Mais de son côté, l'Otan et un haut responsable de l'administration du président Barack Obama ont affiché leur scepticisme. 

«Nous voulons voir des preuves concrètes et claires de ces actions avant de porter un jugement» sur la véracité des engagements de Moscou, a déclaré ce responsable, sous couvert d'anonymat. Même méfiance de la part du secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen : «malheureusement, je dois dire que nous n'avons vu aucune preuve que la Russie avait commencé à retirer», a-t-il déclaré, avant de rappeler que «c'est la troisième déclaration de Poutine» annonçant une telle décision«mais nous n'avons toujours pas vu de retrait».

L'Otan veut un nouveau sommet avec la Russie, qui reste muette

L'Otan attend donc que la Russie ne «démontre sa réelle volonté» de respecter le déroulement du scrutin présidentiel du 25 mai, qui est «l'élection qui compte», selon le secrétaire général de l'alliance. Il a par ailleurs indiqué que l'Otan restait disposée à dialoguer avec la Russie, même si elle a suspendu sa «coopération pratique» après le rattachement de la Crimée en mars. «Nous avons suggéré l'organisation d'un nouveau Conseil Otan-Russie la semaine prochaine. Mais nous n'avons pas eu de réponse des Russes», selon lui.

Anders Fogh Rasmussen a réfuté l'idée selon laquelle l'Otan exagérait la menace liée à la crise ukrainienne. «Absolument pas. Ce qui se passe en Ukraine est scandaleux» et «il est clair que les actions militaires illégales des Russes ont créé une toute nouvelle situation sécuritaire en Europe», à laquelle "les Alliés doivent s'adapter», a-t-il ...

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