Ukraine : une loi d'amnistie suscite la colère des opposants

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Ukraine : une loi d'amnistie suscite la colère des opposants
Ukraine : une loi d'amnistie suscite la colère des opposants

Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, pourtant en «congé maladie» depuis jeudi en raison d'un problème respiratoire, a officiellement abrogé ce vendredi les lois anti-manifestants entrées en vigueur la semaine dernière, et promulgué une loi d'amnistie, deux actes législatifs réclamés depuis plusieurs jours par l'opposition dans le cadre des négociations en vue d'une sortie de crise après deux mois d'insurrection.

Si le premier satisfait les détracteurs du pouvoir, le second en revanche est perçu comme un cadeau empoisonné. Le texte d'amnistie, adopté par le parlement en majorité pro-régime, sans les voix des élus de l'opposition, prévoit en effet de n'accorder l'amnistie aux insurgés qu'à condition que tous les lieux publics soient évacués d'ici 15 jours, «à l'exception de celles sur lesquelles des actions pacifiques se déroulent».

Maïdan toujours occupée

A priori, les manifestants pourront rester sur la Place de l'Indépendance, qui a vu naître le mouvement de contestation «Euro-Maïdan» au coeur de Kiev fin novembre. Ils étaient encore quelques-uns à y «monter la garde» ce vendredi, malgré le froid glacial qui règne dans la capitale (-20°C), conformément aux recommandations d'Andriy Portnov, premier adjoint au chef de l'administration présidentielle ukrainienne, qui les autorisent à «y protester pacifiquement».

En revanche, il leur faudra quitter la mairie de Kiev et le siège des administrations régionales de plusieurs provinces, essentiellement dans l'Ouest nationaliste.

Menaces d'un groupe d'opposants radicaux

L'Ukraine, dont le gouvernement a démissionné mardi pour satisfaire l'oppostion,  risque de tomber dans l'impasse politique et de voir éclater de nouvelles violences dans la rue. Un groupe d'opposants radicaux, Pravy Sektor, a d'ailleurs menacé de revenir à des actions violentes contre les forces de l'ordre et le pouvoir en place si les opposants incarcérés n'étaient ...

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