Ukraine : sur la place Maïdan, on prépare l'après-référendum

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La place Maïdan, à Kiev, début mars.
La place Maïdan, à Kiev, début mars.

Il est 22 heures ce dimanche soir, et sur l'estrade les leaders de la révolution continuent à égrainer leurs slogans comme ils le font depuis le matin. "La Crimée restera ukrainienne", "Poutine ne nous volera pas la révolution", "Nous poursuivrons en justice les séparatistes"... Ceux qui tiennent le micro sont un peu seuls. Il n'y a pas grand monde pour les écouter. Les héros sont fatigués.Ce soir, il neige, il fait froid et Maïdan n'a pas le moral. Les bougies et les fleurs déposées plus tôt dans la journée par les habitants de la capitale pour rendre hommage aux 83 victimes de la révolution donnent à la place de l'Indépendance une drôle d'allure. S'il n'y avait ces photos des martyrs placardées un peu partout, cela ressemblerait presque à un marché de Noël. Mais voilà, ce soir, l'Ukraine a perdu la Crimée. Et c'est un coup dur. Maïdan est à nouveau en deuil.Une fois par heure, les discours cessent et l'hymne national retentit. La main sur le coeur, les passants s'arrêtent et laissent la musique envahir la place. Ils regardent les étoiles en se raccrochant à ce refrain : "Ni la gloire ni la liberté de l'Ukraine ne sont encore mortes. La chance nous sourira encore, jeunes frères. Nos ennemis périront, comme la rosée au soleil. Et nous aussi, frères, allons gouverner notre pays." "Poutine ne s'arrêtera pas à la Crimée"Près des braseros et des tentes de fortune installées depuis plusieurs mois, les visages sont fermés. Sans trop y...

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