Ukraine : quand l'ombre de Moscou plane

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De gauche à droite : Viktor Ianoukovitch, Vladimir Poutine et Leonid Koutchma, président ukrainien de 1994 à 2005.
De gauche à droite : Viktor Ianoukovitch, Vladimir Poutine et Leonid Koutchma, président ukrainien de 1994 à 2005.

Le rôle de la Russie dans l'échec des négociations entre les Ukrainiens et l'Union européenne, sur un projet d'association économique, ne fait désormais aucun doute. De l'aveu même du Premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, Moscou a largement fait pression sur Kiev afin de reporter la signature d'un éventuel accord, provoquant au passage la colère des Ukrainiens pro-européens. Un accord qui aurait été perçu comme un pas décisif vers l'Europe, douze ans et seize sommets bilatéraux après l'indépendance du pays. Si le chef du gouvernement ukrainien rappelle que le processus de négociations avec l'UE "se poursuit", et que certains dossiers restent à traiter (notamment la question de Ioulia Timochenko, ancienne Premier ministre désormais emprisonnée), les menaces du voisin russe semblent toujours faire la différence. Signes d'une relation des plus ambiguës entre les deux nations. Ukrainiens et Russes : "l'unité spirituelle" "Depuis la chute de l'URSS (le 8 décembre 1991, NDLR), la Russie a du mal à faire le deuil de la perte de l'Ukraine, l'un des fleurons de l'empire soviétique", explique Emmanuelle Armandon*, politologue à l'Institut national des langues et civilisations orientales. "Pour beaucoup, l'Ukraine est le berceau de l'État russe, et Kiev, la mère de toutes les villes russes. Le pays n'est alors pas considéré comme une nation indépendante, mais plutôt comme une composante de la nation russe." Une nostalgie que le président...

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