Ukraine : Poutine menace les dirigeants européens de couper le gaz

le
0
Ukraine : Poutine menace les dirigeants européens de couper le gaz
Ukraine : Poutine menace les dirigeants européens de couper le gaz

Le gaz, question sensible du dossier ukrainien. Ce jeudi, le président russe Vladimir Poutine a écrit aux dirigeants européens pour les avertir des risques pesant sur les livraisons de gaz russe du fait de la crise ukrainienne, a annoncé jeudi le Kremlin. En cause : la dette de Kiev envers la multinationale Gazprom.

Une lettre d'avertissement. «Poutine exprime son extrême préoccupation quant à la situation critique de l'endettement ukrainien (à l'égard de Gazprom, ndlr), et par conséquent au sujet des livraisons de gaz russe», a déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov, à l'agence Ria Novosti, précisant que la lettre avait été transmise par voie diplomatique «aux dirigeants d'Europe occidentale et orientale».

Le Président russe propose dans sa lettre de «prendre des mesures urgentes, car la situation ne tolère pas d'attendre», ajoute-t-il, précisant que «la situation peut réellement avoir des conséquences négatives sur le transit du gaz russe via l'Ukraine».

La menace d'une nouvelle «guerre du gaz». Mercredi, le président russe avait lancé un avertissement à Kiev sur les livraisons de gaz russe, que le pouvoir ukrainien refuse de payer au tarif augmenté de 80%. Vladimir Pourine avait alors laissé une dernière chance pour une solution négociée avant de passer aux livraisons prépayées, ce qui reviendrait à couper les livraisons si l'Ukraine ne paie pas. Ce qui laisse planer la menace d'une nouvelle «guerre du gaz» pouvant affecter les approvisionnements de toute l'Europe, comme en 2006 et 2009. 

2,2 milliards de dette. Près de la moitié des livraisons de gaz russe vers l'Europe transitent par les gazoducs ukrainiens. En cas d'échec, «ils ne recevront que ce qu'ils auront payé», a tranché Vladimir Poutine lors d'une réunion du gouvernement. Kiev a accumulé 2,2 milliards de dollars d'impayés et refuse l'augmentation des prix décidée par Moscou.

La Roumanie relativise. Regrettant que le ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant