Ukraine : pourquoi le pouvoir joue l'affrontement

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Des policiers antiémeute stationnent devant le Parlement où sont campés des manifestants antigouvernementaux, le mardi 3 décembre.
Des policiers antiémeute stationnent devant le Parlement où sont campés des manifestants antigouvernementaux, le mardi 3 décembre.

Les milliers d'opposants ukrainiens qui siègent devant le Parlement n'ont pas eu raison du gouvernement. Pour l'heure en tout cas. La motion de défiance, proposée par trois groupes de l'opposition contre l'exécutif, a été rejetée mardi par la Rada (Le Parlement), majoritairement acquise au Parti des régions du président Viktor Ianoukovitch. Tandis qu'un nombre croissant de diplomates et de députés marquent leurs distances avec les méthodes de répression de l'exécutif, seuls 186 députés ont soutenu le texte, alors qu'une majorité de 226 voix était requise. "Cette décision montre que le rapport de force dans les institutions politiques ukrainiennes n'est pas favorable à l'opposition", souligne Alexandra Goujon, maître de conférences à l'université de Bourgogne, qui estime qu'"il n'existe pas de porte de sortie à cette crise politique".Ultime pied de nez à l'opposition, le président Ianoukovitch, qui a provoqué la colère de la rue en refusant vendredi un accord d'association avec l'Union européenne, était aux abonnés absents mardi. Le chef de l'État s'est même payé le luxe de quitter l'Ukraine pour rejoindre la Chine où il doit effectuer une visite de trois jours. C'est donc son Premier ministre Mykola Azarov qui a été chargé de s'expliquer devant le Parlement. Loin d'annoncer sa démission, le chef du gouvernement s'est contenté de demander "pardon" pour les violences policières qui ont fait des dizaines de blessés samedi matin à...

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