Ukraine : pourquoi le pouvoir est condamné

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Des forces antiémeute font face à une rue bloquée par des manifestants antigouvernementaux à Kiev, le 28 janvier.
Des forces antiémeute font face à une rue bloquée par des manifestants antigouvernementaux à Kiev, le 28 janvier.

Il aura fallu deux mois de contestation, trois morts et des dizaines de blessés pour que le président ukrainien consente enfin à lâcher du lest. Mardi, Viktor Ianoukovitch a finalement cédé à l'une des revendications des manifestants pro-européens : la démission du gouvernement. "J'ai pris la décision de demander au président d'accepter ma démission [...] pour créer les conditions supplémentaires d'un compromis politique et d'un règlement pacifique du conflit", a annoncé mardi le désormais ex-Premier ministre Mykola Azarov, provoquant ainsi le départ de l'ensemble des ministres. "C'est la première fois que le pouvoir prend sérieusement en compte une solution politique à la crise", souligne Alexandra Goujon, maître de conférences à l'université de Bourgogne. C'est le refus du président Ianoukovitch, le 29 novembre 2013, de signer un accord d'association avec l'Union européenne qui a mis le feu aux poudres. "Au-delà de la question européenne, un grand nombre d'Ukrainiens sont exaspérés par les méthodes criminelles, sur le plan tant économique que démocratique, d'un régime contrôlé par un clan politico-oligarchique", explique la spécialiste de l'Ukraine. "Même si Viktor Ianoukovitch fait partie du système, beaucoup estimaient que sa volonté affichée d'intégrer l'UE allait permettre de réformer ce régime. Ainsi, la volte-face du président sur l'accord d'association a été vécue comme une trahison." La fronde de...

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