Ukraine : pourquoi la Russie hésite à couper le gaz

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Ukraine : pourquoi la Russie hésite à couper le gaz
Ukraine : pourquoi la Russie hésite à couper le gaz

La question de l'approvisionnement en gaz devient centrale dans la crise ukrainienne. La situation en Ukraine devrait d'ailleurs se retrouver vendredi au c?ur des discussions entre pays développés et émergents du G20, dont fait partie la Russie, rassemblés à Washington (Etats-Unis). Jeudi soir, les pays industrialisés du G7 (l'ancien G8, réduit à sept depuis que la Russie n'est plus la bienvenue en raison de la crise ukrainienne), ont déjà évoqué les «besoins de financement» de l'Ukraine. Dans la journée, le président russe, Vladimir Poutine, avait assuré, dans une lettre adressée aux dirigeants européens, qu'en cas de non-paiement par l'Ukraine de sa facture de gaz, les vannes seraient coupées. Il avait demandé d'«assurer les livraisons et le transit du gaz russe dans le strict respect des conditions contractuelles». Un quart du gaz utilisé dans l'Union européenne (UE) provient de Russie ; la moitié de ce gaz transite par l'Ukraine.

L'utilisation de l'arme gazière est à double tranchant pour la Russie. Même si l'Ukraine accumule 2,2 milliards de dollars d'impayés (plus de 1,6 milliard d'euros), Moscou hésite à couper le gaz à l'Ukraine. Le président russe a d'ailleurs demandé à Gazprom, la société gazière russe, d'attendre de nouvelles négociations avant de fermer le robinet. En jeu pour la Russie : les marchés européen et chinois. 

L'Europe a diversifié ses approvisionnements

L'arme du gaz a perdu son efficacité vis-à-vis de l'Europe depuis les crises de 2006 et 2009. Déjà la saison froide s'achève, donc les répercussions immédiates seraient limitées. L'UE est également moins vulnérable, alimentée désormais en partie par le gazoduc Nord Stream, qui passe par la mer Baltique, et assise sur d'importants stocks de gaz. De plus, depuis huit ans, l'UE se fournit davantage en Norvège et en Algérie avec du gaz naturel liquéfié transportable par voie maritime. «Comme son économie, actuellement ...

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  • v.sasoon le vendredi 11 avr 2014 à 09:13

    Si l'Ukraine ne paye pas, elle n'est plus un transitaire fiable. Donc apres nord Stream et South Stream, les russes vont reussir a totalement court circuiter l'Ukraine qui ne sera plus un pays de transit de gaz. Plus de redevance de gaz, plus de sous traitance industrielle russe car plus d'avantage douanier lié a la CEI, L'Ukraine est en train de finir de se suicider.