Ukraine-Paris soupçonne le terrain de faire pression avant le G7

le , mis à jour à 13:30
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PARIS, 5 juin (Reuters) - La France estime que le regain de violence constaté en Ukraine pourrait être lié à une volonté des forces sur le terrain de faire pression sur le G7 qui s'ouvre dimanche en Bavière. Armée ukrainienne et séparatistes ont fait usage d'armes lourdes cette semaine au cours de combats meurtriers considérés comme les plus violents depuis des mois dans la région. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir ce vendredi pour évoquer ce dossier, alors que le président ukrainien, Petro Porochenko, a accusé Moscou de vouloir "envahir" son pays. ID:nL5N0YQ1G7 A deux jours de l'ouverture du G7 de Schloss Elmau, un diplomate français a invité vendredi à garder la tête froide face aux pressions exercées. "Le G7 est une loupe extraordinaire sur l'Ukraine, toute la presse mondiale est mobilisée là-dessus", a-t-il dit à Paris. "Donc si une personne veut créer des incidents, un climat de tension pour montrer que cela ne progresse pas en Ukraine, c'est le moment." "Il ne faut pas être naïf, il faut se poser la question de qui a intérêt à ce que les choses ne progressent pas", a-t-il ajouté. France et Allemagne continuent de chercher une porte de sortie dans le conflit ukrainien dans le cadre du dialogue en "format Normandie" lancé avec la Russie et l'Ukraine il y a un an, le 6 juin 2014, en marge des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement allié. Paris et Berlin demandent la mise en oeuvre complète de l'accord de Minsk, qui ont permis une baisse d'intensité des combats, des échanges de prisonniers et le retrait d'armes lourdes, souligne Paris. "Il y a des éléments tangibles, la Russie joue relativement le jeu. La mise en oeuvre de Minsk ce n'est ni blanc ni noir, pour l'instant c'est gris", dit-on de source diplomatique. L'Ukraine sera au menu de l'entretien bilatéral prévu lundi en Allemagne entre François Hollande et Barack Obama au G7. Le dossier devrait aussi faire l'objet de déclarations des pays les plus industralisés du monde, groupe dont la Russie a été exclue l'an dernier après l'annexion de la Crimée par Moscou. "Il est important que le G7 soit utilisé pour émettre un message clair : 'ce qu'on vous demande de faire, ce qui se passera si ça marche, ce qui se passera cela ne marche pas'", dit-on à Paris. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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