Ukraine. «Nous espérons que l'UE sanctionnera le régime»

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Ukraine. «Nous espérons que l'UE sanctionnera le régime»
Ukraine. «Nous espérons que l'UE sanctionnera le régime»

A Kiev, une poignée de manifestants pro-européens font toujours face aux Berkout, policiers antiémeute. Sous un froid glacial, moins vingt degrés, certains coins du centre-ville de la capitale ukrainienne, barricadés, ont des allures de tranchées. Ce dimanche, 50 000 manifestants se sont rassemblés sur la place de l'Indépendance, Maïdan, autour des principaux dirigeants de l'opposition. Parmi eux, l'ancien ministre de l'Intérieur sous Ioulia Timochenko, Iouri Loutsenko a appelé à la création d'«unités d'auto-défense» à travers toute l'Ukraine. La «meilleure garantie», selon Loutsenko, «contre un bain de sang». Samedi, l'opposition craignait une intervention de l'armée. Nadiya Pavlova est l'une des porte-parole du mouvement Euromaïdan qui a initié le mouvement de protestation en novembre dernier. Elle réagit à la tension qui gagne son pays.

Ces dernières semaines, on perçoit une montée de tension à l'encontre des manifestants : violences, arrestations, voire disparitions, ces menaces affectent-elles le mouvement ? 

Beaucoup des manifestants sont effrayés par les violences des Berkout (unités antiémeute). On a vu qu'ils étaient capables d'utiliser des balles en caoutchouc et des matraques pour heurter davantage. En Ukraine, la réglementation leur interdit pourtant de frapper les activistes sur la tête ou les reins, et de cibler aux yeux. Ce n'est pas le cas. Aussi, près de 35 personnes ont disparu pendant les manifestations, ce qui affole les protestataires : nous avons publié une liste. Malgré tout, les manifestations ont toujours lieu aux quatre coins du pays, y compris Donetsk et Lougansk, villes du parti au pouvoir (Parti des régions de Viktor Ianoukovitch). Personnellement, je ne crains pas la création d'unités d'autodéfense (voulues par Loutsenko), une telle initiative pourra aider à protéger plusieurs citoyens des Titouchkis, des vandales payés par le pouvoir, et des policiers.

Catherine Ashton, chef de ...

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