Ukraine : mais où est passé Viktor Ianoukovitch?

le
0
Ukraine : mais où est passé Viktor Ianoukovitch?
Ukraine : mais où est passé Viktor Ianoukovitch?

C'est finalement le grand absent du tourbillon politique qui étourdit l'Ukraine depuis 48 heures. Viktor Ianoukovitch est introuvable depuis samedi matin. La veille encore, il négociait l'accord de sortie de crise avec l'opposition ukrainienne à Kiev. Mais, voyant ses soutiens faire défection les uns après les autres, le président ultra-contesté a finalement fui la capitale, vraisemblablement pour son fief pro-russe, dans l'est du pays, abandonnant son propre destin politique aux mains d'un parlement qui a immédiatement invoqué cette vacance du pouvoir pour le destituer. 

Une première étape à Kharkiv

Dès samedi, les médias ukrainiens avançaient comme hypothèse la plus probable une fuite en avion pour Kharkiv, dans l'est du pays, cette région qui est son fief politique. L'une de ses conseillères a même annoncé qu'il s'y exprimerait, à la télévision. Et effectivement, quelques heures plus tard, alors que des milliers d'Ukrainiens investissaient sans rencontrer aucune résistance sa fastueuse résidence à Kiev, une chaîne régionale de l'Est du pays retransmettait une allocution non datée du leader déchu : «Le pays assiste à un coup d'Etat (...). Je n'ai pas l'intention de donner ma démission. Je suis un président élu de manière légitime», y déclarait Viktor Ianoukovitch. 

La présence de Viktor Ianoukovitch à Kharkiv samedi est d'autant plus probable que cette ville industrielle y accueillait un congrès de responsables politiques des régions pro-russes de l'est. Cette réunion a remis en cause la «légitimité» du Parlement ukrainien, estimant qu'il travaille actuellement «sous la menace des armes». Les décisions du Parlement prises dans ces conditions amènent à douter de «leur bonne volonté, de leur légitimité et de leur légalité», soulignent-ils.

Au même moment, à Kiev, les députés prenaient en effet acte de la vacance du pouvoir, justifiant selon eux une destitution de facto du chef ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant