Ukraine : les séparatistes prêts à échanger leur prisonniers

le
0
Ukraine : les séparatistes prêts à échanger leur prisonniers
Ukraine : les séparatistes prêts à échanger leur prisonniers

Deux jours après la retraite précipitée des troupes ukrainiennes de Debaltseve, ville de l'Est de l'Ukraine abandonnée aux rebelles au prix de lourdes pertes, ceux-ci semblent vouloir pour dicter leur calendrier. «Un échange de prisonniers avec l'Ukraine aura lieu samedi», a ainsi déclaré vendredi une représentante pour les Droits de l'homme des séparatistes pro-russes, Daria Morozova, à l'agence de presse russe Interfax. Cet échange fait partie de la série de mesures agréées lors des accords de «Minsk 2» signés le 12 février  et que François Hollande et Angela Merkel souhaitent voir appliqués (lire-ci-dessous). Les chefs de la diplomatie français, allemand, russe et ukrainien, eux, se rencontreront mardi à Paris, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Les séparatistes affirment être en faveur du strict respect de ces accords, même s'ils ont violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu entré en vigueur le 15 février. Washington les a ainsi accusés d'avoir «bafoué» la trêve «plus de 250 fois», le pire étant l'assaut sur Debaltseve. Plusieurs milliers de soldats ukrainiens défendaient ce noeud ferroviaire reliant Donetsk et Lougansk, encerclé depuis plusieurs semaines. Confrontés à des bombardements incessants, 2.500 soldats ont pu s'enfuir précipitamment dans la nuit de mardi à mercredi. Kiev a annoncé la mort de 13 soldats mais les pertes pourraient être bien plus importantes. L'armée ukrainienne est sans nouvelles de 82 de ses soldats. Les rebelles, qui contrôlent désormais la ville, ont annoncé vendredi y avoir découvert les corps de 57 soldats ukrainiens, en plus de nombreuses armes dont 28 chars d'assaut.

Au sein de l'armée et de la société ukrainiennes, des voix s'élèvent pour critiquer l'état-major, jugé incompétent. A Artemvisk, une ville située à 35 kilomètres au nord de Debaltseve dans laquelle sont regroupées les troupes, un responsable régional ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant