Ukraine-Les Quatre souhaitent l'application de l'accord de Minsk

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(Actualisé avec réunion des ministres et source diplomatique française) PARIS, 19 février (Reuters) - Moscou, Kiev, Berlin et Paris ont dénoncé jeudi les violations de cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine et ont convenu de mettre mettre en vigueur l'intégralité de l'accord de Minsk du 12 février, indique l'Elysée dans un communiqué. Vladimir Poutine, Petro Porochenko, Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus au téléphone pour examiner les "conséquences des événements de Debaltsevo sur l'application des accords de Minsk". "Les quatre dirigeants sont convenus de mettre en œuvre avec rigueur l'intégralité du paquet de mesures agréé le 12 février à Minsk", écrit la présidence française. Cet accord prévoit un cessez-le-feu sur l'ensemble de la ligne de front sans exception, la poursuite du retrait des armes lourdes, le suivi par l'OSCE de ces mesures et l'accélération du processus de libération des prisonniers. Les ministres des Affaires étrangères du "format de Normandie" (Allemagne, Ukraine, Russie, France) se parleront jeudi pour définir les modalités du mécanisme de supervision de l'accord du 12 février, précise le communiqué. Une rencontre entre les quatre chefs de la diplomatie devrait avoir lieu dans les jours qui viennent, peut-être à Paris, a-t-on précisé de source diplomatique française. Des représentants de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) rencontreront sur le terrain les parties pour mettre en oeuvre rapidement ces mesures. L'armée ukrainienne s'est retirée de Debaltsevo, ville stratégique tombée mercredi aux mains des séparatistes pro-russes. "Les troupes sont sorties avec leurs armes, il y a eu un nombre limité de victimes. Ce n'est pas une humiliation, c'est un retrait", soulignait-on jeudi de source diplomatique française. Selon l'armée ukrainienne, les séparatistes pro-russes ont poursuivi leurs attaques contre les troupes ukrainiennes notamment à Marioupol, grande ville portuaire tenue par l'armée au bord de la mer d'Azov, indique l'armée. "Il faut que les entorses constatées ne mènent pas à la rupture de l'accord", espère un diplomate français. (Service France, édité par Yves Clarisse)

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