Ukraine-Les drones de l'OSCE ciblés avant l'arrivée de blindés

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DONETSK, Ukraine, 14 novembre (Reuters) - Les observateurs internationaux déployés à la frontière entre l'Ukraine et la Russie ont indiqué vendredi que leurs drones avaient été la cible de tirs et avaient vu leurs communications brouillées dans les jours qui ont précédé l'arrivée de colonnes de blindés et de soldats sans signe distinctif. Cette annonce de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), médiatrice du conflit, vient appuyer les accusations de Kiev, relayées par l'Otan et plusieurs pays occidentaux, selon lesquelles de nouveaux renforts russes ont été déployés en soutien aux rebelles séparatistes. Moscou nie toute intervention en Ukraine malgré les témoignages de combattants russes, présentés comme des "patriotes" et des soldats en permission. Selon les Occidentaux, les rebelles pro-russes ont délibérément empêché les observateurs de l'OSCE de mener leurs missions de surveillance de la frontière pour couvrir l'arrivée des renforts russes. "Le fait que les séparatistes brouillent les (drones) et leur tirent dessus est la preuve qu'ils ont quelque chose à cacher", a souligné Daniel Baer, l'ambassadeur des Etats-Unis à l'OSCE. Dans un rapport publié vendredi, l'OSCE ne dit pas qui est, selon elle, responsable du brouillage mais elle souligne que ces interférences ont été produites par un équipement de type militaire. Elle cite l'exemple d'un drone dont les émissions ont ainsi été brouillées le 3 novembre près de Tchermalik, à une trentaine de kilomètres de la frontière. La veille, un autre drone avait essuyé des tirs en survolant un poste de contrôle routier tenu par les séparatistes près de la ville portuaire de Marioupol, où Kiev dit se préparer à une nouvelle offensive des rebelles. Des journalistes de Reuters ont vu mardi une colonne de 50 véhicules tractant des lance-roquettes et des canons sur une route entre la frontière russe et Donetsk, où les séparatistes qui contrôlent la ville tentent de reprendre l'aéroport aux forces gouvernementales ukrainiennes. Selon un des commandants du bastion séparatiste, Edouard Bassourine, quelque 2.000 Russes combattent aux côtés des rebelles. Mais, affirme-t-il, ils sont tous "volontaires" et non envoyés par Moscou. "Il y a beaucoup d'hommes qui sont en uniforme, qui ne sont plus en service actif, des officiers, des soldats... Mais cela ne signifie pas que ce sont des soldats russes", argumente-t-il. (Thomas Grove et Anton Zverev; Tangi Salaün pour le service français)

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  • Berg690 le vendredi 14 nov 2014 à 18:30

    Pauvre argumentaire. Comment peut-on croire de telles déclarations qui toutes viennent en appui d'un seul belligérant. Les drônes n'ont qu'un but :établir et divulguer les positions de l'adversaire. C'est grossier comme astuce.