Ukraine : le président calme le jeu, la rue résiste

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Ukraine : le président calme le jeu, la rue résiste
Ukraine : le président calme le jeu, la rue résiste

Alors que les pays occidentaux ont condamné les violences policières de la nuit de mardi à mercredi à Kiev, la capitale ukrainienne, les Etats-Unis n'excluaient pas mercredi soir d'éventuelles sanctions. Le président Viktor Ianoukovitch a pourtant promis mercredi en fin d'après-midi de ne de ne «jamais recourir à la force contre des manifestants pacifiques».

Le dirigeant a appelé «l'opposition (pro-européenne, Ndlr) à ne pas rejeter des pourparlers, à ne pas suivre la voie de la confrontation et des ultimatums». Le Premier vice-Premier ministre ukrainien Serhiy Arbuzov sera reçu jeudi à Bruxelles pour discuter de l'accord d'association UE-Ukraine, dont le pouvoir en place ne voulait plus et qui a entraîné la crise actuelle.

Outre l'appui marqué d'une partie de la communauté internationale, les manifestants pro-européens ont marqué des points mercredi également en contraignant les forces de l'ordre à refluer du centre de Kiev après des échauffourées qui ont fait plusieurs dizaines de blessés. Les berkouts, policiers anti-émeutes, n'ont pu ni repousser les manifestants la place de l'Indépendance, ni reprendre la mairie de Kiev, devenue le QG de l'opposition.

Mercredi soir, quelque 5 000 personnes étaient toujours rassemblées place de l'Indépendance. Les manifestants renforçaient les nouvelles barricades dressées dans la journée à l'aide de sacs de sable ou de neige tassée.

VIDEO. A Kiev, la police donne l'assaut contre les manifestants

L'opposition refuse tout compromis

«Avec ce qui s'est passé la nuit dernière, Ianoukovitch a coupé toute possibilité d'en venir à un compromis», avait déclaré un peu auparavant Vitali Klitschko, l'ancien champion du monde, devenu un des leaders de l'opposition, selon le site du «Spiegel». Le sportif, qui a le soutien du parti de la chancelière allemande Merkel, selon le même site, devait être reçu à Paris par le chef de la diplomatie française Laurent ...

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  • M8444634 le mercredi 11 déc 2013 à 20:23

    Il est quand même plus respectueux de l'opposition qu'Hollande, ce président ! Il tolère les barricades, l'occupation de la mairie, les déprédations de toutes sortes. Si la Manif pour tous en avait fait le quart, Hollande aurait sorti son article 16 et tiré comme en 1934 dans ce tas de fascistes, aux applaudissements de l'Union européenne qui a horreur de la violence !