Ukraine : le pouvoir durcit le ton

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Ukraine : le pouvoir durcit le ton
Ukraine : le pouvoir durcit le ton

Les manifestations ressemblent à «un coup d'Etat» a déclaré lundi en fin d'après-midi le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov, alors que l'opposition bloquait toujours, lundi soir, le siège du gouvernement à Kiev, la capitale, et comptait sur des ralliements à son appel à la grève générale pour forcer le pouvoir à la démission.

Au moins quelque 100000 personnes s'étaient mobilisées dimanche réclamant un rapprochement avec l'Union européenne, alors que le président Viktor Ianoukovitch a enterré, le 21 novembre, un accord d'association avec les 28, préparé pourtant de longue date. Des affrontements ont fait de nombreux blessés samedi et dimanche lors de ces manifestations. Le pays n'avait plus connu une telle mobilisation depuis la Révolution orange de 2004.

L'opposition a exigé que le Parlement mette à l'ordre du jour de mardi un vote de défiance au gouvernement. «Première chose : la démission du cabinet Azarov-Ianoukovitch, puis la fin des répressions politiques en Ukraine, la libération de Ioulia Timochenko et des militants emprisonnés», a déclaré lundi un des leaders de l'opposition, Arseni Iatseniouk, qui dirige la fraction parlementaire du parti Batkivschina (la Patrie) de Ioula Timochenko.

Le Premier ministre : «La situation est devenue incontrôlable»

«Les hommes politiques qui se sont joints à ces actions ont radicalisé la situation (...) qui est devenue incontrôlable», a déclaré Mykola Azarov au cours d'une rencontre avec les ambassadeurs européens à Kiev. «Des méthodes illégales sont utilisées. On envoie des gens prendre d'assaut les organes du pouvoir», a-t-il poursuivi, cité par les agences ukrainiennes.

Il s'est fait menaçant : « Nous faisons preuve de patience, mais nous voulons que nos partenaires ne pensent pas que tout leur est permis». «Je m'adresse aux ambassadeurs: faites tout ce que vous pouvez pour appeler les opposants à ne pas avoir recours à la violence ...

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