Ukraine : la menace extrémiste

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Les manifestants s'opposent à la police dans le centre de Kiev.
Les manifestants s'opposent à la police dans le centre de Kiev.

Tirs de snipers, barricades enflammées et mares de sang sur le sol, la place Maïdan (de l'Indépendance) de Kiev a sombré dans le chaos en milieu de semaine avec l'assaut mardi soir des forces de l'ordre qui a fait, en trois jours, au moins 80 morts, dont une grande majorité de manifestants. Pourtant, à peine vingt-quatre heures plus tôt, rien ne laisser présager d'un tel drame. Dimanche, l'opposition ukrainienne avait même consenti à évacuer la mairie de Kiev qu'elle occupait depuis le 1er décembre. Un geste de bonne volonté réclamé par Viktor Ianoukovitch, en échange duquel il allait abandonner les lourdes charges contre les 234 manifestants qu'il venait de libérer. Surtout, le président ukrainien avait promis d'étudier une réforme constitutionnelle limitant ses pouvoirs.

Or, mardi matin, alors que s'ouvrent les débats au Parlement, plus de 20 000 opposants défilent en direction de la Rada. "Une offensive pacifique", affirme un responsable de l'opposition, afin de faire pression sur les députés. Mais la mobilisation dégénère bientôt en affrontements. Vêtus de casques, des manifestants encagoulés investissent le siège du Parti des régions du président Ianoukovitch, à coups de pavés et de cocktails Molotov.

Manoeuvre politique

Une flambée de colère déclenchée par le "refus du Parlement d'inscrire la réforme constitutionnelle à l'ordre du jour", rappelle Philippe de Suremain, ancien ambassadeur en Ukraine et membre de la...

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